Warning 75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film d'animation : Minuscule - La Vallée des Fourmis Perdues [2014], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 9 décembre 2020 à 09h00

Fourmiz

Critique de la version 2D

Les productions principalement françaises de films d'animation en images de synthèse ne sont pas nombreuses, c'est pourquoi un projet aussi original qu'ambitieux comme Minuscule avait titillé notre curiosité.

Minuscule est d'abord l'oeuvre de ses deux scénaristes et réalisateurs Hélène Giraud (fille de Moebius) et Thomas Szabo. Les deux artistes ont commencé à travailler au début des années 1990 sur de l'animation 2D dont des séries françaises (comme Les Zinzins de l'espace pour Szabo) avant de passer à l'animation en images de synthèse. Ils créent ensemble la série TV Minuscule : La Vie privée des insectes (2006-2012) au sein du studio d'animation français Futurikon à qui l'on doit de nombreuses séries comme le film Chasseurs de dragons. Cette série destinée aux programmes pour la jeunesse s'est développée en deux saisons avec des histoires très courtes mettant en scènes des insectes réalisées en 3D incrustés au sein de décors naturels dans de petites saynètes comiques. Une idée et une expérience qui vont servir de base à un long-métrage de 90 minutes, toujours grâce à l'aide de Futurikon, où il fallu tenir le rythme d'une histoire au long cours. Une réussite si on en croît un score plus qu'honorable au box-office français ainsi qu'un César du meilleur film d'animation...

Le film raconte l'histoire d'une jeune coccinelle qui découvre un monde rural et montagnard peu de temps après sa naissance. Malheureusement, elle est embêtée par une bande de mouches qui lui font perdre sa trajectoire et elle perd l'usage d'une de ses ailes. Obligée de se déplacer au sol, la coccinelle se réfugie dans une boîte à sucre abandonnée par des humains lors d'un pique-nique. Une boîte à sucre qui va être emmenée par une bande de fourmis parties à la recherche de vivres pour leur fourmilière. La coccinelle les accompagne d'abord malgré elle avant de se faire accepter. Ce petit groupe doit parcourir un long chemin avec cette boîte représentant un butin que commencent à convoiter les terribles fourmis rouges...

Un des paris du film est de proposer un long-métrage quasiment muet puisque les insectes ne n'expriment que par des cris d'animaux, sifflements et autre bruits plus ou moins cartoon. Ainsi les personnages n'ont pas de nom. Cela fonctionne la plupart du temps même si certaines scènes voulues plus posées, notamment autour de la relation entre la coccinelle et la chef du groupe de fourmi, en pâtissent quand même. Cela met malheureusement en lumière un scénario qui n'est finalement qu'un prétexte pour une épopée riche en rebondissements, course-poursuites et autres instants comiques. Par ailleurs, le métrage prend des airs de films de guerre par moments notamment en ce qui concerne l'affrontement entre les fourmis noires et rouges. Le rythme du film tient donc plus de différentes ambiances que d'un scénario vraiment travaillé, même si ce n'est pas forcément un reproche. On apprécie donc les instants bucoliques, d'autres plus comiques voire des véritables scènes d'action. Néanmoins, le film n'arrive jamais à vraiment décoller quand bien même il est toujours plaisant à visionner. On retient surtout l'incroyable poursuite dans la rivière. La fin pour sa part s'avère un peu frustrante car la tension a du mal à vraiment prendre et la bataille finale reste bien trop sage. Cela peut se comprendre dans un film destiné aux plus jeunes (là dessus la réussite est totale) mais qui est moins intéressant pour les adultes pour ce qu'il veut raconter. Sorti de la trame, les thèmes de l'entraide entre êtres différents et le surpassement de soi sont à peine survolés.

Pour ce qui est de l'univers mis en place, il est vraiment original pour le coup. Le mélange entre décors naturels dans lesquels on a incrusté des personnages en images de synthèse est assez rare et surtout très bien fait. L'équipe du film a planté ses caméras dans des parcs nationaux des Alpes (durant le printemps/été) offrant ainsi des paysages sublimes et une nature assez sauvage pour un dépaysement assez puissant. A patir de ces décors sont donc rajoutés les insectes entièrement réalisés en images de synthèse. Les bébêtes sont vraiment mignonnes avec leurs gros yeux expressifs tout en gardant une morphologie assez réaliste. De fait l'anthropomorphisme est léger même s'il devient plus important au fur et à mesure du film dans les attitudes des insectes et les objets qu'ils parviennent à utiliser. On s'attache plutôt bien aux deux personnages principaux. Le film flirte donc avec le fantastique sans jamais vraiment l'embrasser avec quelques passages faisant quand même légèrement penser aux Seigneur des Anneaux dans le ton et l'ambiance...

On ne va pas se mentir, le film ne peut rivaliser techniquement avec ce qui se fait aux Etats-Unis voire des productions en partie française comme celles de Illumination Mac Guff. L'ensemble est effectivement très propre et les personnages sont correctement animés avec un aspect assez rigide par moment mais cela est voulue car leurs textures ne recherchent pas le réalisme tant on a plus l'impression de voir des figurines. L'autre grand défi était évidemment l'incrustation sur des images live et cela fonctionne sauf en de rares moments où cela jure un peu. Après, on reste quand même admiratif du travail effectué par Giraud et Szabo pour un budget bien moindre que les productions citées en début de paragraphe puisque le film aurait coûté autour de 10 millions d'euros. On apprécie donc d'autant plus les prises de risque avec des scènes assez impressionnantes dans leur rythme et pour le nombre de personnages présents. Le tout est assez bien aidé par les bruitages qui renforcent l'aspect comique et une musique qui sans être magistrale s'avère efficace et variée. Enfin, la réalisation de Hélène Giraud et Thomas Szabo réussit parfaitement à mettre en valeur les décors naturelles comme l'animation. On sent néanmoins qu'ils sont plus habitués au programmes courts qu'aux longs-métrages. Cela se sent dans des scènes très réussies mais un manque de cohésion sur la fin qui aurait notamment pu bénéficier d'un peu de folie ou d'un montage plus nerveux...

La conclusion de à propos du Film d'animation : Minuscule - La Vallée des Fourmis Perdues [2014]

Auteur Bastien L.
68

Minuscule est une production française ambitieuse et très réussie en tant que film cherchant à divertir un jeune public. Il s'avère moins convaincant pour ce qui est d'un public plus âgé notamment à cause d'un scénario trop maigre et d'une dernière partie assez décevante. Pourtant l’animation est géniale et l'univers créé fait évidemment mouche.

On a aimé

  • Une production française ambitieuse
  • Le mélange entre prises de vues réelles et images de synthèse
  • Très divertissant plus les plus jeunes

On a moins bien aimé

  • Un scénario un peu mince
  • Une dernière partie qui manque peps
  • Le partis pris de personnages muets ne fonctionne pas toujours

Acheter le Film d'animation Minuscule - La Vallée des Fourmis Perdues [2014] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Minuscule - La Vallée des Fourmis Perdues [2014] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter

Les autres critiques de Minuscule