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Critique du film d'animation : La Belle et le Clochard [1955], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 20 mars 2021 à 09h00

Les Aristochiens

Critique de la version française.

Les animaux de compagnie ont souvent été une grande inspiration pour le cinéma d'animation tant nos compagnons à poils, plumes ou écailles sont un sujet aussi universel que fantaisiste offrant de nombreux classique dont La Belle et le Clochard est un fier représentant.

Comme souvent avec les classiques des studios Disney, La Belle et le Clochard a connu une longue gestation. Il s'agit d'abord d'un projet porté par un employé de Walt Disney, l'artiste et scénariste Joe Grant, à la fin des années 1930. Cet homme proposa l'histoire inspirée de sa chienne (déjà une cocker américaine) qui vécut mal sa mise à l'écart lors de l'arrivée de son premier enfant. Disney demanda à ce que le projet soit plus développé mais Joe Grant quitta la société avant qu'un feu vert soit donné. En parallèle, Disney décida de mélanger l'histoire de base avec une adaptation d'une nouvelle de Ward Greene datant de 1945 mettant en scène un chien errant impétueux histoire de faire un contrepoint intéressant et surtout plus passionnant. Le projet démarra véritablement au début des années 1950 alors que les studios Disney sont en pleine bourre reprenant une vitalité perdue depuis la fin des années 1930 enchaînant des succès publics comme Cendrillon (1950) et Peter Pan (1953) ainsi qu'un pic artistique incroyable avec Alice au pays des merveilles (1951). Fort de ces succès, Walt Disney confie la direction de ce projet aux trois réalisateurs maisons des œuvres citées plus haut à savoir Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske ainsi qu'à des artistes et animateurs chevronnés comme Wolfgang Reitherman ou Ken Anderson... Sorti sur les écrans du monde entier fin 1955, le film est un triomphe alors que Disney est en train de devenir l'empire du divertissement que l'on connaît aujourd'hui.

La Belle et le Clochard se déroule au début du XXème siècle dans une ville moyenne du Midwest où un jeune couple célèbre noël dont le cadeau principale s'avère un chiot femelle, une cocker américaine, rapidement nommée Lady. La chienne grandit dans la joie et est aimée de ses maître dans les beaux quartiers de la ville entourée de ses amis où son quotidien est seulement chamboulé par l'arrivée imminente d'un bébé. Dans une autre partie de la ville, un chien errant et bâtard, surnommé Clochard, vit de rapines et de liberté en réussissant toujours à échapper à la fourrière de la ville. Par hasard, il fait la connaissance de Lady qui va passer du temps avec lui et apprendre à le connaître suite aux mésaventures vécues par l'arrivée du bébé. C'est le début d'une belle histoire d'amour...

De tous les grands classiques animés produits par Walt Disney, La Belle et le Clochard est sûrement le plus autobiographique pour le pape du divertissement. Et donc fatalement le mois fantastique/fantaisiste. Se déroulant à une époque (1906) et dans un lieu (petite ville du Midwest) qui cadrent parfaitement avec l'enfance de Disney, le film est aussi pour lui un moyen de montrer sa passion pour les chiens avec une scène d'ouverture calquant un véritable élément de sa vie. C'est pour ça que le film est rempli d'une certaine nostalgie et d'une véritable douceur de vivre dans la plupart de ses scènes. Le scénario du film prend son temps et insiste beaucoup sur les moments vécus par les chiens dont on adopte le point de vue. L'histoire est donc finalement assez terre à terre avant de devenir plus romantique et rythmée au fur et à mesure que le film avance. Cela offre une narration progressive plutôt intéressante avec une vraie tension lors d'une fin riche en suspense. Évidemment, les allergiques aux chiens risquent d'être assez perdus tant la majorité du film décrit les habitudes de ses animaux, leur train-train, la relation avec leur maître, leurs petites aventures comme le fonctionnement des fourrières... Bref un sujet universel et un scénario finalement assez classique de la comédie romantique avec deux êtres opposés qui apprennent à se connaître, commencent à s'aimer avec des péripéties et un fin heureuse convenus. Le film aborde aussi le thème de la fidélité via la relation homme-chien comme la liberté animale face à la domesticité même si la fin s'avère assez conservatrice.

Comme dit précédemment, le film propose une univers réaliste avec une partie fantastique assez peu développée. Il s'agit d'un léger zoo-anthropomorphisme avec des animaux qui parlent et qui sont capables de réaliser quelques actions normalement impossibles. Rien de plus. Cela semblait évidemment logique puisque le but du métrage, selon son message d'introduction, est véritablement de rendre hommages aux meilleurs amis de l'homme tels qu'ils sont. Évidemment certaines scènes poussent un peu plus loin la fantaisie comme le duo de chat siamois tourmentant Lady ou encore la scène iconique du restaurant italien. Les artistes de Disney ont donc dû créer un univers le plus réaliste possible ce qui est assez rare pour eux à cette époque. On peut assurément dire qu'ils ont réussi avec des décors sublimes avec de nombreux détails offrant un vrai surplus de réalisme. La direction artistique est simple et efficace avec l'utilisation de couleurs plus affirmées que la réalité mais cela fonctionne parfaitement. Cette bourgade se montre très attachante et fait respirer un vrai parfum de nostalgie, de bonheur enfantin, de soirées romantiques ou de ruelles inquiétantes pour revenir sur les différentes ambiances proposées par le film. Pour ce qui est du son, les musiques s'avèrent aussi efficaces par moments que vieillottes parfois. Le casting français (doublage de 1997) est plus que correct dans l'ensemble.

Pour les studios Disney, La Belle et le Clochard a la particularité d'être leur premier film d'animation créé pour être diffusé sur écran large (16:9 au lieu de 4:3 pour aller vite). Cela changea vraiment les habitudes d'animation et de mise en scène des employés qui relèvent pourtant le défi haut-la main. A aucun moment on doute sur le fait d'avoir affaire à des chiens tant l'animation est de grande qualité avec une fluidité et une certaine explosivité propres aux animaux. Peu importe les races ou les âges des chiens, cela fonctionne parfaitement avec leur aspect mélangeant cartoon et réalisme. Le film n'est jamais pris en défaut offrant quelques moments de bravoure démontrant la supériorité incontestable des équipes de chez Disney à l'époque : l'intervention des chats siamois, la visite d'un zoo, des courses poursuites, une visite à la fourrière façon chants de bagnards et surtout le repas italien romantique de Lady et Clochard. Cette scène symbolise la prouesse technique du métrage avec une idée assez casse-gueule devenant une vraie sucrerie pour notre âme d'enfant romantique. La mise en scène très académique permet aux animateurs de voir leur travail bien mis en valeur avec un montage qui est au diapason suivant un scénario offrant de plus en plus de rythme au fur et à mesure que le film avance. La meilleure idée de mise en scène est celle de toujours au rester au niveau des chiens pour qu'on s'implique au mieux dans leur histoire et qu'on se mette véritablement à leur place. Les plans larges montrant la ville offrent d'ailleurs une direction artistique légèrement plus abstraite comme pour signifier qu'on voit seulement ce que les chiens peuvent imaginer...

La conclusion de à propos du Film d'animation : La Belle et le Clochard [1955]

Auteur Bastien L.
75

La Belle et le Clochard est une réussite technique et artistique démontrant le savoir-faire Disney au milieu des années 1950. A l'époque, le long-métrage était le plus réaliste et le plus personnel produit par Walt Disney offrant une histoire d'amour simple et nostalgique réussissant sans peine à parler à tous. On peut finalement lui reprocher son trop aspect trop classique notamment en ce qui concerne un scénario convenu. Il faut aussi reconnaître qu'il ne s'agit pas du plus palpitant ni du plus profond des longs-métrages d'animation.

On a aimé

  • Sublime tant dans sa direction artistique que dans son animation
  • Une véritable sucrerie pleine de bons sentiments
  • Un beau spectacle familial

On a moins bien aimé

  • Histoire assez convenue
  • Mise en scène très sage
  • Une musique qui a pris son coup de vieux

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