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Critique du film d'animation : Les Bad Guys [2022], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 29 avril 2022 à 09h00

Wolf's Five

Critique de la version française.

DreamWorks Animation a souvent voulu parodier comme détourner des genres importants de la pop culture que cela soit les contes de fées avec Shrek ou les films de Kung-Fu avec Kung fu Panda. Aujourd'hui, le studio américain s'attaque aux films de casse avec Les Bad Guys.

A la base de ce projet, il y a une série de livres illustrés pour enfants inédite chez nous, The Bad Guys, de l'auteur australien Aaron Blabley. DreamWorks en acquiert les droits en 2018 et confie l'écriture d'une adaptation au scénariste Etan Cohen (à ne pas confondre avec Ethan Coen) connu pour Idiocracy mais qui avait aussi écrit Madagascar 2 pour la firme à la lune. C'est à partir de ce moment là qu'arrive le réalisateur français Pierre Perifel pour diriger le film. Ce Français travaille chez DreamWorks depuis 2008 en tant qu'animateur (les Kung fu Panda, Shrek 4, Les Cinq légendes...) puis en tant que réalisateurs de courts-métrages bien accueillis tels que le sympathique Bilby (2018). Ce premier long-métrage pour lui est aussi le premier film réalisé par un Français au sein des studios DreamWorks. La production semble s'être avérée plutôt tranquille malgré la pandémie du COVID qui l'a forcément impactée. L'approche technique fut assez novatrice pour le studio avec un réel mélange entre 2D et 3D avec des influences allant autant piocher dans les BD européennes que les mangas japonais. Le film débarque finalement sur nos écrans en avril 2022 distribué par Universal.

Situé à Los Angeles dans un monde où les humains et animaux à forme humaine cohabitent, un gang de voleurs/arnaqueurs, les Bad Guys, sème la zizanie. Ce gang de 5 amis est dirigé par M. Loup avec à ses côtés son bras droit M. Serpent, la pirate informatique Mlle. Tarentule, l'expert en déguisements M. Requin et le bagarreur M. Piranha. Après un braquage de banque où ils ont ridiculisé la police, ils assistent à l'interview de la nouvelle gouverneure Diane Foxington qui les discrédite publiquement. Loup décide alors de préparer le coup ultime : dérober la statue du Dauphin d'Or devant être remis lors d'un gala au bienfaiteur cochon-dinde le professeur Marmelade. Pendant le casse, Loup fait involontairement une bonne action qui va profondément le perturber amenant l'échec et l'arrestation de son gang. Afin d'éviter la prison, il demande la chance de pouvoir enfin faire le bien auprès de Foxington et Marmelade qui acceptent. Le gang sera accueilli par ce dernier qui va tout faire pour les transformer en Good Guys. Mais le gang en a-t-il vraiment envie, consciemment ou non ?

Le film est globalement une assez bonne surprise notamment son scénario. L'histoire souhaite détourner les films de gangs et les histoires de rédemption de criminels. Il doit donc offrir un certain classicisme pour mieux apporter de la parodie comme des surprises. Et cela fonctionne tant le prologue nous présente avec délice les différents membres du gang ainsi que sa réputation. La suite enchaîne les préparations de casses, les péripéties, l'évolution des interactions entre les membres du gang comme les autres personnages secondaires extérieurs. Le tout avec un rythme très bien soutenu comme un humour assez efficace virant souvent au cartoon. Le film aime aussi enchaîner les faux-semblants et les coups de théâtre parfois jusqu'à l'absurde rendant quelques résolutions un peu trop faciles. Mais peu importe, l'ensemble s'avère très divertissant avec une ambiance n'étant pas sans rappeler des films tels que les Ocean's Eleven (notamment via l'utilisation du split screen) ou Reservoir Dogs avec les tensions grandissantes au sein d'un gang.

Dans ses thématiques, le scénario se montre aussi assez malin. Beaucoup de films nous ont fait le coup de miser leur campagne marketting sur un méchant qui finalement ne l'était pas vraiment (Megamind, Moi, Moche et Méchant pour rester dans l'animation). Ici, il ne fait aucun doute que les Bad Guys ne le sont pas tant que ça mais cela se fait avec un cynisme assez surprenant puisque être méchant comme être bon peut relever autant du déterminisme que de la manipulation. Les Bad Guys le sont car ils sont des animaux ayant très mauvaise réputation dont ils sont d'abord les victimes. Un postulat n'étant pas sans rappeler Zootopie. Mais que le chemin vers la rédemption peut aussi être un moyen de les manipuler est très intéressant tant on chercher tous à être aimés. Le message très classique de ne pas juger sur les apparences est plus profond qu'il n'y paraît.

Pour ce qui est de son univers, Les Bad Guys mélange le fantastique comme la science-fiction avec cette société humaine où des animaux normaux comme anthropomorphes sont aussi présents. Pour le côté science-fiction, cela se fait via l'importance d'une comète ayant frappé Los Angeles tout en ayant des propriétés attirant les convoitises. Le film n'insiste pas beaucoup sur son univers préférant se concentrer sur ses personnages qui sont assez bien travaillés et surtout très attachants. Cet état de fait vient aussi de la qualité de la direction artistique jouant beaucoup sur les morphologies des différents animaux pour leur créer une identité bien plus propre que par leur seule caractérisation. La DA joue évidemment sur le contraste de cette société humaine assez similaire à la notre où les Bad Guys sont comme des animaux balancés au milieu d'un jeu de quille ayant un pouvoir de nuisance assez jouissif. Tout en gardant une ambiance assez cartoon dans le choix des couleurs et de la mise en scène des gags. Côté technique, on se rapproche assez de ce qu'a proposé Les Mitchell contre les machines l'année dernière à savoir une animation 3D sur laquelle semble avoir été posée une patine 2D. Notamment sur la finition des personnages ou quelques effet. Un procédé encore assez novateur et original qui offre un certain cachet à l’œuvre. Après, on ne va pas insister sur un tel poncif mais la qualité d'animation et de maîtrise technique de DreamWorks est évidemment toujours aussi impressionnant.

On peut aussi dire que Pierre Perifel réussit sans problème son baptême du feu nous offrant un film léché offrant tune carte de visite bien remplie pour le Français. Outre le split-screen déjà évoqué, on peut citer une très bonne maîtrise des scènes d'action (notamment des courses-poursuites) comme de l'humour avec quelques plans très bien travaillés et souvent référencés. Le tout bien aidé par un excellent montage qui dynamise très bien l'ensemble gérant parfaitement les moments plus calme. Un montage qui réussit presque à résister au péché-mignon du film à destination d'un jeune public : la frénésie visuelle et auditive... Néanmoins, que se soit sur la mise en scène des casses (notamment l'introduction des héros) ou des poursuites (dont la dernière assez délirante), on se régale devant le film. Alors certes, on ne peut pas y voir une mise en scène très personnelle mais on sent que Perifel s'est fait plaisir notamment via une scène de combat à mains nues assez folle apportant un ton différent. Pour ce qui est du casting vocal français, il est de grande qualité avec des acteurs français très à l'aise dans leur rôle que cela soit Pierre Niney (M. Loup), Igor Gotesman (M. Serpent), Alice Belaïdi (Diane Foxington) ou Jean-Pascal Zadi (M. Requin).

La conclusion de à propos du Film d'animation : Les Bad Guys [2022]

Auteur Bastien L.
78

Les Bad Guys représente clairement une bonne surprise offrant un divertissement familial très efficace grâce à son rythme soutenu et ses péripéties captivantes. Le scénario assez malin nous offre des personnages attachants, une ambiance film de casse aussi bien maîtrisée que parodique offrant un bon humour. L'approche visuelle est aussi intéressante couplée avec une grande qualité d'animation. L'ensemble permet ainsi d'avoir de nombreuses scènes nous scotchant à l'écran. Néanmoins, le film ne peut se départir d'un certain classicisme.

On a aimé

  • Un scénario prenant et malin
  • Du grand spectacle pour toute la famille
  • La direction artistique comme la qualité de l'animation

On a moins bien aimé

  • Parfois trop classique
  • Quelques séquences misant trop sur l'esbrouffe
  • Un final un peu chargé

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