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Critique du film d'animation : L'Île des Miam-nimaux : Tempête de boulettes géantes 2 [2014], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 12 août 2022 à 09h00

Gastronomic Park

Critique de la version française

L'exercice de la suite est une pratique qu'Hollywood apprécie depuis bien longtemps avec des fortunes évidemment très diverses dépendant souvent de la continuité, ou non, de l'équipe créatrice derrière une saga. Un constat qui fait autant les qualités que les défauts de Tempête de boulettes géantes 2.

Sans avoir été un succès incroyable, le premier Tempête de boulettes géantes (2009) rapporta assez d'argent au box-office mondial pour que Sony (via ses studios d'animation) mette rapidement une suite en chantier en 2010 s'écartant encore plus de l'univers des livres pour enfants créés par Judi et Ron Barrett grâce à une histoire écrite par Phil Lord et Christopher Miller. Les deux compères ayant scénarisé et réalisé le premier opus ne rempilent pas sur la suite pris par l'excellent La grande aventure LEGO. Ils assurent quand même un rôle de producteurs exécutifs confiant à d'autres le soin de peaufiner le récit comme de le réaliser. Le poste est confié aux expérimentés Cody Cameron (ayant travaillé sur Chicken Run ou encore les premiers Shrek...) et Kris Pearn (ayant débuté chez Disney avant de travailler sur de nombreux projets pour Don Bluth...) qui avaient alors collaboré dans la conception du premier opus mais aussi d'autres projets de Sony Pictures dont Les rebelles de la forêt et Les Rois de la Glisse. Une solution en interne donc pour tenter de garder l'esprit si particulier qui avait fait le charme des aventures de Flint Lockwood et sa bande.

L'action de L'Île des Miam-nimaux : Tempête de boulettes géantes 2 se situe directement après les événements du premier opus alors que nos héros ont triomphé de la machine créatrice de nourriture, devenue infernale, inventée par Flint Lockwood. Heureux d'avoir enfin fait la fierté de son père Tim, de s'être trouvée une âme sœur en la personne de Sam Sparks et aussi de s'être fait des amis, il imagine un avenir radieux. Néanmoins, une importante multinationale créée par le scientifique et idole de jeunesse de Flint, Chester V, doit nettoyer la ville recouverte de nourriture géante. Flint et les siens sont donc rapatriés sur le continent alors qu'une place de scientifique d'élite aux côtés de Chester lui ait offerte. Tout ne se passe malheureusement pas comme prévu mais Flint se voit confier la mission par son boss de retourner dans sa ville natale qui semble être le théâtre d'attaques d'aliments devenus des animaux sauvages. Créatures qui pourraient menacer la planète si elles s'échappaient de l'île. Flint et ses proches repartent donc sur place pour stopper sa machine qui semble encore en état de fonctionner et qui a complètement transformé leur ville.

Ce qui reste le plus décevant dans cette suite est son scénario qui n'offre malheureusement qu'une redite du premier opus dans son premier acte (les échecs répétés de Flint) avant de s'émanciper ensuite. Néanmoins, la structure est très classique donc trop convenue pour un divertissement familial. Le spectacle est certes plaisant mais les ficelles sont un peu grosses notamment un antagoniste prévisible qui manque de profondeur. Pour ce qui est des thématiques, elles sont ici moins subtiles que le premier opus quand il s'agit de parler de l'importance de l'amitié ou le fait d'être déçu par ses idoles... Par moments le film semble se tourner vers des messages liés à l'écologie ou le végétalisme pour finalement rester trop timide. Malgré cela, on apprécie de retrouver les personnages attachants du premier opus qui, sans réellement évoluer, restent ce pourquoi on les apprécie. L'humour est toujours aussi efficace jouant ainsi sur plusieurs registres et pouvant aussi bien plaire aux plus jeunes qu'aux adultes.

Finalement la plus grosse qualité du film vient de sa direction artistique car le métrage nous offre un voyage incroyable dans une îles aux ambiances diversifiées peuplée de créatures incroyables mélangeant aliments et animaux. Les burgers deviennent des araignées, les pommes de terre des hippopotames ou les cornichons une sorte de peuple sauvage. C'est à ce moment là que le film embrasse sa référence principale à savoir le premier Jurassic Park ou des bananes rejouent la scène des Gallimimus de l’œuvre de Steven Spielberg. Les équipes artistiques se sont vraiment creusées la tête pour nous offrir cet incroyable spectacle éclatant de couleurs nous laissant autant bouche bée que les héros du film. On prend plaisir à assister à un film d'aventures à l'ambiance réellement originale qui va de surprises en surprises avec une énorme efficacité. Et c'est encore une fois avec plaisir que l'on comprend à quel point l'animation au cinéma est proprement magique comme universel pour donner un réel plaisir de spectateur à tout âge. Il y a aussi cet esprit cartoon des dessins-animés de notre enfance qui fonctionne à plein régime à travers les péripéties très physiques de nos héros.

Cette prouesse artistique de donner vie à des créatures aux mélanges aussi improbables que directement identifiables fonctionne car la qualité d'animation est au rendez-vous. Si techniquement le film ne peut rivaliser avec les Pixar et autres DreamWorks, l'ensemble s'avère néanmoins très solide et d'une fluidité sans faille notamment le personnage très souple de Chester qui multiplie les drôles de mouvement. Les miam-nimaux prennent magnifiquement vie et on arrive à croire à leur existence tant leurs déplacements apparaissent logiques. Les animateurs se sont aussi faits plaisir sur les différentes consistances des aliments rencontrés pendant le périple. Quant à la réalisation du duo Cody Cameron et Kris Pearn, c'est surtout l'efficacité qui est de mise avec des plans et un montage propre aux films d'aventures. Bref, le rôle très habituel de chefs d'orchestre efficaces que l'on retrouve souvent dans les films d'animation de grands studios américains. Le doublage français est différent du premier opus puisque Flint et Sam sont doublés par de nouveaux comédiens à savoir Jonathan Lambert et Pauline Lefevre qui livrent un travail correct sans plus. Le reste du casting est au diapason.

La conclusion de à propos du Film d'animation : L'Île des Miam-nimaux : Tempête de boulettes géantes 2 [2014]

Auteur Bastien L.
74

Certes, cette suite n'est pas au niveau du premier opus mais le spectacle est extrêmement plaisant grâce à ce parfum d'aventure qui se base sur la découverte d'un univers incroyable. L'idée de mélanger aliments et animaux fonctionne parfaitement grâce à une direction artistique géniale. Si l'histoire est aussi efficace qu'anecdotique, on apprécie néanmoins l’humour et les retrouvailles avec les héros du premier film dans ce divertissement de haute-volée.

On a aimé

  • La direction artistique autour des miam-nimaux
  • Un divertissement offrant une aventure drôle et épique
  • Les personnages

On a moins bien aimé

  • Un intrigue trop classique
  • Un début trop répétitif par rapport au premier opus
  • Techniquement en dessous de ses concurrents

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