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Critique de la bande dessinée : Larkia [2021], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mercredi 26 mai 2021 à 08h00

Une Furiosa-like dans une BD décoiffante

Un nouveau post-apo tout à fait jubilatoire est sorti chez Glénat. Ingrid Chabert une autrice issue de la littérature jeunesse nous offre ici un récit libérateur illustré par l’argentin Patricio Angel Delpeche que nous découvrons pour la première fois en France. Son style ultra coloré crée une ambiance bien singulière pour ce Mad Max like. L’abum est vif, violent et sans concession.

La société a implosé. Les années, en passant, ont transformé les villes en cimetières où seul règne le silence. L’horizon n’offre désormais au regard qu’un désert de misère et dans ce contexte, Larkia accouche d’un petit garçon bien décidé à vivre, mais dont les yeux restent clos. Cette scène d’ouverture est violente, désespérée et nous plonge immédiatement dans le grand bain : cet univers est dur et sans pitié.

Le lendemain de la naissance, alors qu’elle peine à se remettre d’une hémorragie, Larkia est prise en chasse par des miliciens aussi enragés que surarmés. Ils veulent le fils, et la mère aussi, dernière fille d’une certaine Naomi… Des flashbacks éclaireront votre lanterne mais il s’agit ici du twist original de cet album, le pourquoi de cet enfant aux yeux clos et des origines de notre héroïne ! Ainsi sans relâche, la mère et l’enfant fuient, car ni repos, ni réponses ne leur sont accordés. Quelque part, dans le passé, se trouve une explication... l’origine de cette course poursuite violente et insensée, l’origine de ce monde dévasté.

Larkia est un one shot « coup de poing » nerveux et frénétique aux relents de Mad Max, un peu trop d’ailleurs, ça sent presque le spin-off. De l’action brutale et explosive illustrée par un dessin expressif et flamboyant. Clairement inspirée par Furiosa, Larkiaest un personnage féminin ultra badass, et surtout libre, absolument libre, ce qui est bien trop rare pour ne pas être souligné ici. Attachante, elle se démarque des héroïnes fortes habituelles par un côté presque nihiliste et surtout une envie de vivre impressionnante malgré le triste état de son monde. Avec une fin ouverte, cet album laisse le choix au lectorat d’interpréter les dernières cases comme il l’entend avec ou sans espoir. C’est audacieux et c’est une liberté offerte au public par Ingrid Chabert qui pourra sembler abrupte à certains. On est frustré par une intrigue et un univers inachevé. Côté graphique, le trait acéré de Patricio Angel Delpeche est parfois minimaliste mais c’est vif, mouvementé et le découpage dynamique porte l’action. Bref, un album qui décoiffe mais un fond déjà vu !

Bonus de fin d’album : une longue interview passionnante sur les choix et cet univers post-apo.

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Larkia [2021]

Auteur Nathalie Z.
80

Larkia est une one-shot post apocalyptique qui fonce à toute vitesse, un Mad Max like, violent et nihiliste à souhait. Larkia, une jeune femme qui vient de devenir mère est pourchassé emais veut survivre à tout prix même si son monde est sans espoir. Une intrigue simple, un dessin acéré et un découpage cinématogrpahique pour un bel album. 

On a aimé

  • Un perso féminin bad ass à la Furiosa
  • Un découpage et un dessin ultra rythmé

On a moins bien aimé

  • Une fin un peu trop ouverte

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