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Critique du jeu vidéo : Shadow the Hedgehog [2005], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le lundi 15 août 2022 à 09h00

Shadow se nique

Critique de la version PS2

Quand une licence culte telle que Sonic perd de sa superbe au tournant des années 2000, il y a souvent différents choix qui s'offrent à SEGA notamment celui de tenter de trouver un second souffle via des projets différents comme avec Shadow the Hedgehog en 2005.

L'histoire est connue : le virage le plus difficile à négocier pour Sonic le hérisson bleu supersonique aura été celui de la 3D avec Sonic Adventure sorti sur l'éphémère Dreamcast en 1998. Ce fameux virage c'est surtout SEGA tout entier qui ne semble pas l'avoir bien négocié sur consoles de salon tant la Saturn puis la Dreamcast se sont faîtes dévorées par l'ogre Playstation et que la firme nippone n'a pas su répondre aux évolutions plus adultes et cinématographiques du marché. Une culture de l'arcade encore trop importante et quand l'ambition est enfin là, elle semble démesurée pour ses frêles épaules (Shemnue...). C'est ce qu'on ressent quand on étudie les épisodes Sonic réalisés entre 1998 et ce Shadow the Hedgehog que cela soit le sympathique mais perfectible Sonic Adventure 2 ou le très moyen Sonic Heroes. Une série de jeux derrière laquelle on retrouve les mêmes hommes à savoir le producteur Yuji Naka (considéré comme un des pères de Sonic), le réalisateur Takashi Iizuka, l'artiste  Kazuyuki Hoshino et le compositeur Jun Senoue. Une équipe dirigeant le studio américain de la Sonic Team USA (rebaptisé Sega Studios USA en cours de route) aux affaires depuis Sonic Adventure 2 qui avait justement donné naissance au personnage de hérisson noir Shadow sorte de Némésis de Sonic.  Le projet se devait de faire la lumière sur son passé tout en proposant un titre plus mature à même de satisfaire les exigences d'un public occidental. Ou alors ce que des développeurs nippons s'imaginaient comme étant les attentes d'un public occidental tant le résultat final sorti en 2005 sur PS2, Gamecube et Xbox s'avère vraiment bordélique...

Le jeu commence alors qu'une invasion extraterrestre menace la Terre. Les Black Arms débordent rapidement les défenses terrestres et son leader demande à Shadow the Hedgehog de les rejoindre. Ce dernier est amnésique donc le leader, Black Doom, lui explique qu'il pourra répondre à toutes ses questions s'il lui rapporte les différentes Chaos Emeralds. Dans le même temps, Shadow croise la route de Sonic et de tous ses amis pensant que ces émeraudes peuvent aussi être la clé de la victoire contre les aliens. C'est pendant son aventure que Shadow tombe aussi sur le Docteur Robotnik réveillant en lui des souvenirs des premières personnes qu'il a connu à savoir le grand-père du docteur et l'énigmatique adolescente Maria. Pendant sa quête, Shadow va devoir faire le choix du camp qu'il souhaite défendre. Sera-t-il le sauveur ou le destructeur de la Terre ? Ou alors se préoccupera-t-il seulement de savoir qui il est ?

Si le jeu a été qualifié de bordélique deux paragraphes plus haut c'est d'abord parce que son histoire très éclatée apparaît comme confuse et risible aux yeux du joueur. Risible car la cinématique d'intro montre par exemple Shadow en mode film d'action américain tentant d'avoir l'air badass avec une arme à feu déclenchant surtout un rire nerveux. On ne comprend pas vraiment ce que SEGA a voulu faire avec ce jeu. Invasion alien, projet de fin de l'humanité, ambivalence entre le bien et le mal et profusion d'armes à feu devenant le cœur d'un jeu Sonic, ce qui a vraiment de quoi chambouler. Certes cela s'explique par une volonté de proposer une ambiance mature mais on a surtout l'impression d'assister à une crise d'adolescence où l'on veut jouer au grand sans réelle maturité... Puisque l'on peut choisir d'être méchant, neutre ou gentil (ayant une influence sur l'enchaînement des niveaux donc l'histoire), il y a plusieurs embranchements scénaristiques mais qui donnent toujours des histoires confuses car hachées et qui ne racontent pas grand-chose. Les personnages habituels de la saga viennent jouer les utilités permettant à Shadow d'en savoir plus sur son passé sans que cela nous passionne. Les comédiens de doublage américain sont par ailleurs assez inégaux. On appréciera finalement les cinématiques en images de synthèse qui sont plutôt réussies d'un point de vue technique.

Cet aspect bordélique du jeu se ressent aussi dans une direction artistique qui part un peu dans tous les sens en voulant offrir beaucoup de diversité de niveaux. On est certes bien servi mais cela manque cruellement de liant. Encore une fois, voir les mignons personnages de SEGA au milieu d'une guerre opposant aliens et soldats à grand renfort d'armes à feu n'est pas toujours bien digéré. Mais on retrouve quand même par moments quelques niveaux qui reprennent bien l'ambiance de la saga avec des ennemis un peu loufoques et des décors comme des temples, des cités futuristes ou un casino géant qui rappellent de bons souvenirs. On garde quand même le sentiment d'une direction artistique qui se cherche donc étant assez inaboutie. Techniquement, on sent que la série est trop restée sur ses acquis depuis Sonic Adventure et que cela commence à se faire vieux. Le jeu n'est pas moche, il est même assez correct, mais rien de bien impressionnant pour 2005. Le problème étant un framerate pouvant parfois être en souffrance devant la profusion d'ennemis comme d'effets...

Comme il a été dit, la progression n'est pas linéaire car le jeu exige 6 niveaux à faire pour obtenir une fin ainsi que 5 chemins principaux parmi ces niveaux (23 niveaux en tout) selon si vous êtes neutre, plus ou moins méchant ou plus ou moins gentil (pour faire vite). L'enchaînement des niveaux se fera selon les objectifs que l'on décide de réaliser. Des personnages apparaissent dans les niveaux et nous expliquent ce qu'on doit réaliser pour être gentil ou méchant. C'est dans l'absolu une bonne idée car on peut recommencer le jeu plusieurs fois sans refaire les mêmes niveaux avec un plaisir de la découverte à chaque partie. On peut aussi décider de l'alignement du héros ce qui permet de légèrement personnaliser sa partie. Néanmoins, on trouve rapidement des limites à cette approche étant donné qu'on doit forcément tout recommencer à chaque partie dans le premier niveau et certains qu'on va devoir se refaire pour arriver à une nouvelle fin. Et selon notre comportement au dernier niveau cela crée une fin différente après le boss final. Il faut ainsi terminer le jeu 10 fois pour avoir la vraie fin.... Certes la durée de vie est correcte mais seuls les plus courageux iront jusqu'au bout. De plus, les développeurs n'ont pas créé assez de boss différents rendant ces combats rébarbatifs quand on doit se refarcir le même boss jusqu'à l'overdose.

Le gameplay du titre est ainsi coincé entre tradition et volonté de changement. On retrouve des niveaux typique à la SonicShadow fait parler sa grande vitesse dans une mise en scène très dynamique avec quelques phases de plates-formes bien senties. Quand le jeu embrasse ce gameplay déjà éprouvé chez les Sonic 3D alors il y a de bons moments permettant de bien se divertir. Il y a aussi quelques niveaux qui proposent de bonnes idées de gameplay assez ponctuelles renouvelant légèrement l'expérience. Mais ce gameplay est globalement une déception quand il s'agit de se battre et d'avancer plus posément pour réaliser des objectifs tels que éliminer un certain nombre d'ennemi ou allumer un certain nombre de torche... Les phases d'action sont mollassonnes et peu passionnantes si ce n'est de voir Shadow arroser des aliens avec un mitraillette... Le problème vient surtout du fait que le gameplay n'est pas prévu pour être plus posé avec un héros démarrant au quart de tour nous envoyant souvent dans le vide via une caméra ayant du mal à le suivre. Le double saut permet aussi de cibler les ennemis pour les détruire mais cela est souvent imprécis nous envoyant dans des directions non voulues. De plus les différents boss à phases accuse un retard par rapport à la concurrence et s'avère sois trop faciles avec les armes à feu sois beaucoup trop long à battre à cause du gameplay imprécis. Bref, on arrêtant ce jeu on se demande qui était vraiment le chef dans ce navire, les développeurs historiques de SEGA ou le département marketting voulant absolument rendre plus mature une licence qui ne peut pas vraiment l'être...

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Shadow the Hedgehog [2005]

Auteur Bastien L.
38

Malgré quelques qualités quand il se rappelle qu'il est un jeu Sonic, Shadow the Hedgehog est une sacrée déception. Un titre au scénario confus, à la progression pénible et au gameplay imprécis. En voulant se la jouer plus mature SEGA envoie dans le ravin une licence qui n'était déjà pas au mieux de sa forme. Un symbole pour l'ancien géant de l'industrie vidéoludique en total perte de repères au début du XXIème siècle.

On a aimé

  • Quand un jeu Sonic reste un jeu Sonic
  • Différents embranchements, différents alignements, différentes fin
  • Les cinématiques en image de synthèse

On a moins bien aimé

  • Bordélique à tout point de vue
  • Souvent risible malgré lui
  • Un gameplay qui n'arrive pas à s'adapter aux différentes situations

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