Warning 75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°1 : Réagissez en configurant votre AdBlock pour ne pas nous faire disparaître comme les dinosaures de Jurassic Park ;)
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du roman : Le Crépuscule de Briareus [2021], par Nathalie Z.

Avis critique rédigé par Nathalie Z. le mardi 4 mai 2021 à 10h00

Quand la mort d'une étoile bouleverse le monde

Les éditions Argyll sont nées cette année et nous offre en premier roman édité un post-apo écrit en 1974. Bien avant Les Fils de l'Homme de P. D. James, cet ouvrage abordait un futur sombre où l’humanité devenue stérile affrontait ses dernières heures. Avec un style élégant et fluide, Richard Cowper dépeint cet avenir avec finesse et empathie.

Calvin Johnson et Margaret Hardy arpentent l’Angleterre enneigée à la recherche d ‘un lieu nommé Moyne. Un jour, il croise une jeune fille nommée Elizabeth. Issue de la Génération du Crépuscule, ces enfants derniers nés de notre espèce, Elizabeth a une vision du monde bien à elle.

Mais comment est-ce arrivé ? A 132 années-lumière de notre planète, une étoile est morte. La supernova Briareus Delta a explosé, un événement (pas si) lointain qui pourrait sembler anodin et qui pourtant fut très clairement visible ces jours de 1983. Dans les rues, les gens ébahis découvrent une trainée à la fois éclatante et effrayante. Certains scientifiques alarment la population sur les conséquences de l’afflux massif de radiations : bien plus élevé que le soleil, ces radiations abondantes pourraient altérer l’atmosphère.

Les mois passent et les craintes sont avérées : ouragans, cyclones, tornades se multiplient à la surface du globe. Cette saison des tempêtes fait des millions de morts, la société doit se réorganiser. Mais le plus dramatique reste à venir, il semblerait que l’humain soit devenu stérile. Sans pouvoir l’expliquer, ce fait annonce la fin de notre espèce. En parallèle, une chasse aux sorcières commence contre ceux qu’on appelle désormais les mutants Zêta, des hommes et des femmes au comportement dérangeant et soumis.

Dévoiler plus de l’intrigue vous enlèverait la surprise que j’ai eu en tant que lectrice en dévorant cet ouvrage, je m’attendais à un post-apo classique alors que le roman prend le temps de dépeindre cette agonie sourde et lente vécue par une humanité prise au dépourvue face à un événement quasi surnaturel. Ce récit écrit dans les années 70 est d’une actualité terrifiante : les problèmes environnementaux, la baisse de la fertilité, la restriction des libertés, la gestion de l’étranger ne sont pas sans rappeler des problématiques actuelles.

Aborder cette histoire par le prisme de Calvin offre une vision intimiste de cette catastrophe planétaire. Si l’aspect mondial est dépeint en toile de fond par l’usage d’extrait d’articles de presse ou d’émissions de télévision, c’est sur ce petit coin d’Angleterre que le récit se centre provoquant une identification accrue. Les éléments liés à la mutation sont dérangeants et peuvent dérouter au début mais on sent ici une volonté d’expliciter les changements survenus. Des éléments scientifiques rendent crédibles et cohérents les bouleversements. C’est d’autant plus poignant.

La deuxième partie de l’ouvrage est présentée de façon originale : elle regroupe les extraits du journal personnel d’un personnage et les notes de son éditeur. Ce choix judicieux ets immersif et rend douloureusement réel le propos.

La plume de Richard Cowper est fine et moderne. Elle est empreinte d’une poésie douce en particulier dans l’évocation des capacités des mutants : Christopher Priest (Le Prestige) consacre d’ailleurs sa postface à ses rencontres et ses échanges avec cet écrivain. L’occasion réussie de découvrir un auteur britannique pas forcément très connu en France. De même, une interview clôt l’ouvrage, il s’agit de la retranscription d’un échange pour la revue Vector en 1979. Richard Cowper y parle de l’état de rêve, cette zone brumeuse de l’esprit humain qui permet de s’évader et qui le fascine au point de l’utiliser dans l’écriture de ses ouvrages de science-fiction. Il aborde également ses techniques d’écriture et son admiration pour Ursula K. Le Guin.

Avec Le Crépuscule de Briareus, les éditions Argyll nous font découvrir un écrivain subtil au propos étrangement actuel et il me tarde de lire le prochain opus à paraitre : L’Oiseau blanc de la Fraternité.

 

La conclusion de à propos du Roman : Le Crépuscule de Briareus [2021]

Auteur Nathalie Z.
89

Le Crépuscule de Briareus dépeint une apocalypse sourde et intimiste : nous suivons le professeur Calvin Johnson tout au long des quelques années qui suffirent à bouleverser la vie sur Terre, suite à la mort d'une étoile pas si lointaine. Le texte est émouvant, la plume élégante et moderne. Ce récit de Richard Cowper date des années spoixante-dix et pourtant il est étrangement dérangeant par ces thèmes d'actualité. Un roman prenant et bouleversant d'une grande humanité.

On a aimé

  • Le style élégant
  • Les thèmes forts
  • Une vision intimiste

On a moins bien aimé

  • Un superbe ouvrage qui présente un monde à l'avenir incertain, à lire quand on a le moral

Acheter le Roman Le Crépuscule de Briareus [2021] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le Crépuscule de Briareus [2021] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter