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Critique du roman : Les secrets de Castelcerf #9 [2003], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 1 septembre 2021 à 09h00

Devoir à la maison

« Le manuscrit, commencé bien des années plus tôt, s'achève là, parsemé de taches d'encre et des marques de mes coups de plume rageurs. Je me rappelle l'instant où je me suis rendu compte que mon récit avait insensiblement glissé des généralités à la description de ma peine personnelle. Les faux plis du parchemin témoignent du piétinement que je lui ai fait subir après l'avoir jeté par terre. L'étonnant est que je me sois contenté de l'écarter au lieu de le mettre au feu. J'ignore qui, saisi de pitié devant son état lamentable l'a rangé dans mon casier à manuscrits ; peut-être Lourd, alors qu'il accomplissait ses tâches à sa façon méthodique où n'entre pas une once de réflexion. Pour ma part, je ne vois rien à sauver dans ce texte. »

Neuvième tome des aventures de FitzChevalerie Loinvoyant, L'Assassin Royal de la cour des Six-Duchés, Les secrets de Castelcerf propose un petit retour dans le passé tout en construisant une intrigue de plus en plus complexe.

Pour rappel, cette série prend place dans l'univers vaste du Royaume des Anciens alors que le tome 9 français de L'Assassin Royal est en fait le second tome de la troisième trilogie écrite par Robin Hobb sur cet univers. Une mention qui a son importance car ce tome crée des liens importants avec la seconde trilogie, Les Aventuriers de la Mer, et que la traduction française a énormément divisé les version originale. Pour être clair (ou pas...), notre neuvième épisode en France est en fait la première partie du second tome de la troisième trilogie consacrée au Royaume des Anciens par Robin Hobb. Retenez donc que le roman ici critiqué ne représente que la moitié de l'œuvre originale.

Il s'agit évidemment de la suite directe de La Secte Maudite qui voyait FitzChevalerie, sous l'identité du domestique Tom Blaireau, partir à la recherche du Prince Devoir disparu alors que ses fiançailles étaient proches. Fitz, pour sauver son Prince, a du affronter une secte de personnes (les Pie) ayant le Vif (moyen magique de se lier par l'esprit aux animaux) tout en voulant que cette pratique ne soit plus sujette à une discrimination comme à des violences mais en utilisant des moyens tout aussi violents. Fitz a donc réussi à ramener Devoir chez lui à Castelcerf, capitale des Six-Duchés tout en ayant eu à payer un prix extrêmement fort. Il a à peine le temps de se concentrer sur sa peine qu'il doit faire un retour incognito à la cour de Castelcerf à la demande de la Reine Kettricken et de son vieux mentor Umbre. Il garde donc l'identité de Tom Blaireau, domestique de l'extravagant Sire Doré, afin de recommencer ses activités d'espion/assassin tout en se voyant assigner le rôle de professeur envers le Prince Devoir qui doit maîtriser les rudiments de l'Art, magie très puissante maniée par l'esprit de quelques élus dont Fitz. Ce retour à Castelcerf se fait alors que les Pie continuent à faire sentir leur présence et que les Outrîliens veulent renforcer la paix avec les Six-Duchés en mariant leur Narcheska (la jeune Elliania) au Prince Devoir. Notre héros va devoir former son Prince, enquêter sur Elliania dont on ne sait à qui elle prête vraiment allégeance tout en devant gérer son fils adoptif et plein d'autres tracas...

Ce roman est une véritable friandise pour les fans des écrits de Robin Hobb car on replonge dans le lieu principal des premières aventures de FitzChevalerie, la capitale et le château de Castelcerf. Même s'il y a eu des changements, on apprécie d'en retrouver l'ambiance particulière et de voir comment certains personnages ont évolué. La fin du roman permet même de commencer à tisser de liens importants avec la saga des Aventuriers de la Mer mais on en dira pas plus. Bref, on garde le confort de lecture dans lequel on aime se vautrer avec Robin Hobb et son style très descriptif où les accumulations de détails ne sont jamais rébarbatifs permettant de toujours tisser une ambiance plaisante à suivre. On reste aussi dans cette fantasy de l'intime avec le récit à la première personne et un personnage qui est plus en coulisse qu'en première ligne dans un tome où l'action est quasiment proscrite ce qui pourra être reproché à l'auteure. Amateurs de fantasy grandiose à la Tolkien ou à la Feist, il faut ici savoir que L'Assassin Royal offre des moments épiques qui sont parfois plus une discussion âpre au coin du feu qu'une grande bataille... Au final, le héros agit plus comme un miroir face à ce Castelcerf que l'on redécouvre avec les anciens personnages comme les nouveaux.

Ce roman devise finalement beaucoup sur la question du devoir avec la parabole évidente du Prince portant ce nom. Notre héros fait face à beaucoup de complications d'ordres très privées comme internationales tout en ayant une vie finalement indigne de la grandeur de ses actions. Le livre permet de se poser la question de savoir jusqu'où un homme peut aller pour supporter son devoir... On souffre encore une fois avec le pauvre Fitz à la destinée bien ingrate tout en plongeant dans un tourbillon d'intrigues qui se complexifient avec de nouveaux acteurs et des indices qui ne demandent qu'à germer dans les tomes suivants. De ce côté, le roman est un poil frustrant car on assiste surtout à la mise en place de beaucoup d'intrigues sans aucune résolution faisant que le personnage principal ne fait que subir les événements. Et comme parfois avec Robin Hobb, le héros souffre beaucoup et chaque amitié est source de problème(s) sans oublier de nombreux ennemis...

La conclusion de à propos du Roman : Les secrets de Castelcerf #9 [2003]

Auteur Bastien L.
78

Les secrets de Castelcerf offre un nouveau plaisir de lecture qui est décuplé pour les connaisseurs attentifs de l’œuvre de Robin Hobb. On aime toujours autant cette fantasy faîte d’intrigues politiques comme de tourments intérieurs avec des moments géniaux quand notre héros rencontre des personnages attachants. Il faut néanmoins avouer que l'ensemble manque un peu de rythme et que le roman ne fait que poser des questions sans jamais apporter de réponses nous frustrant quelque peu.

On a aimé

  • Retour à Castelcerf
  • De longs dialogues présentés comme des batailles
  • Les intrigues qui promettent beaucoup

On a moins bien aimé

  • Un poil frustrant
  • Peu d'action
  • Le découpage français de l'oeuvre originale

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