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Critique du jeu vidéo : 007: Nightfire [2002], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 18 septembre 2022 à 09h00

James Bond : Drake's Fortune

Critique de la version PS2

Alors que James Bond s'est fait extrêmement rare sur nos consoles ces dernières années, il fut un temps (1997-2005) où l'espion sortait au moins un titre par an. 007: Nightfire sortait donc en plein milieu de cette James Bond mania.

Cette sortie effrénée de jeux provient évidemment du retour de l'agent secret le plus célèbre de la pop culture en 1995 sous les traits de Pierce Brosnan via Goldeneye qui fut adapté en un jeu vidéo éponyme devenu culte sur la Nintendo 64. Vint ensuite la sortie de Demain ne meurt jamaisElectronic Arts récupéra les droits d'adaptation et décida de battre le fer tant qu'il était chaud quitte à proposer autre chose que des adaptations strictes des aventures ciné de James Bond afin de développer des histoires originales. C'est ainsi que l'agent secret découvrit la génération 128-bits en 2001 avec le très honnête 007 : Espion pour cible au scénario totalement original écrit par Danny Bilson et Paul De Meo. EA enchaîna avec 007: Nightfire développé par les Birtanniques de Eurocom (pour les versions consoles de salon). Un studio spécialisé dans les commandes à qui l'on doit de nombreuses adaptations Disney, les titres Duke Nukem sur Nintendo 64 où ils développèrent aussi l'adaptation du Monde ne suffit pas. Un développement d'environ deux ans, en collaboration avec le studio américain Savage Entertainment pour les niveaux de conduite, pour une sortie devant coller avec celle au cinéma de Meurs un autre jour durant l'automne 2002 sur PS2, Xbox, GameCube et PC (dans une version connaissant des différences développée par Gearbox Software). Il est à noter qu'une version forcément différente sortit sur GBA au printemps 2003.

Dans cette nouvelle mission, l'agent secret James Bond est envoyé par M enquêter sur les agissements du richissime industriel Raphael Drake qui aurait volé des armes nucléaires selon les informations récoltées plus tôt par Bond à Paris via l'agente française Dominique Paradis infiltrée auprès de Drake. Alors que Bond découvre la preuve de la culpabilité de Drake en Autriche, il doit fuir bien aidé par l'agente du CIA Zoe Nightshade. Bond est ensuite envoyé au Japon car un des collaborateurs de Drake, Alexander Mayhew, souhaite donner les preuves de la culpabilité de son associé contre la protection de Bond. En effet, Mayhew a bien compris qu'il était devenu un témoin gênant. Bond va avoir fort à faire au Japon afin de sauver Mayhew, récupérer les preuves et informations essentielles sur Drake pour ensuite arrêter sa croisade de destruction massive. Là encore, notre héros sera aider par une agente des services secrets australiens Alura McCall.

Comme pour 007 : Espion pour cible, ce scénario est l’œuvre de Danny Bilson et Paul De Meo qui n'hésitent pas à glisser un léger clin d'oeil au précédant opus avec la présence de Zoe Nightshade. Néanmoins l'histoire est aussi originale qu'indépendante mettant James Bond aux prises avec un nouveau super-vilain mégalomaniaque. Puisqu'on a affaire au scénario d'un jeu d'action adaptant la licence James Bond il ne fallait donc pas s'attendre à quelque chose de très ambitieux. D'autant plus que Bilson et De Meo se sont surtout fait connaître via des scénarios de série B ou des séries d'action (Flash, La Sentinelle...). Cela n'empêche pas le jeu de proposer une histoire plaisante car dans la plus pure tradition des James Bond de l'époque parfaitement adapté au format jeu vidéo offrant ainsi un cocktail d'action, de péripéties bien rythmées et de dialogues dignes de la saga. Bref, vous aurez votre dose de gadgets, de vilain mégalomaniaque, de sbires implacables, de jolies femmes et de destinations exotiques. Et contrairement à l'épisode précédant, James Bond arbore enfin les traits de Pierce Brosnan tout en étant un peu plus subtil dans ses répliques. On a donc constamment la sensation de parcourir un titre James Bond qui nous divertit de bout en bout via son histoire bien emmenée. On aurait juste aimé un peu plus de convictions dans les doublages français qui sont assez inégaux.

Contrairement à Espion pour cible et son histoire de clonage, Nightfire n'aborde pas aussi frontalement la science-fiction mais offre quand même des moments où l'anticipation est importante via les gadgets de Q ou les laboratoires de Drake. Le jeu lâche finalement les chevaux sur la fin dans un délire proche de Moonraker. Nightfire est ainsi un techno-thriller avec de légers accents SF assez efficace notamment via son ambiance James Bond. Cela fonctionne aussi car le titre est techniquement très propre avec des graphismes plutôt beaux (pour 2002). Il y a d'abord des cinématiques en images de synthèse ne reprenant pas le moteur du jeu qui font quand même leur petit effet (encore une fois, en replaçant le jeu dans son époque). Le moteur du jeu s'en sort néanmoins très bien notamment avec un bon travail sur les animations faciales, celles de Bond en tête. Les décors sont très soignés avec notamment de beaux jeux de lumière nous permettant de voyager entre Paris, l'Autriche, le Japon, les fonds marins comme l'espace... Pour ce qui est de la musique, elle s'avère avant tout efficace notamment quand elle utilise le célèbre thème de James Bond.

007: Nightfire est un avant tout un FPS tout en n'hésitant pas à proposer de la diversité dans son gameplay avec des phases d'infiltration mais aussi du rail-shooter ou des phases en voitures. Une diversité bienvenue tant les changements de gameplay ne sont pas du maquillage et s'avèrent assez efficaces dans ce qu'ils proposent. On notera le soin particulier alloué aux deux missions en voiture qui s'avèrent vraiment convaincantes avec de bonnes sensations de conduites arcades comme la possibilité de faire foncer à pleine vitesse un bolide surarmé. On sera peut-être plus circonspect en ce qui concerne le gameplay purement FPS et les phases d'infiltrations. N'ont pas que cela soit mauvais ou injouables mais c'est surtout assez fade. On a pourtant le droit de trimballer un sacré arsenal au fil des niveaux mais l'ensemble à mal vieilli tant cela manque de punch avec des ennemis qui encaissent sans broncher avant de tomber une fois qu'ils en ont assez pris dans le buffet. Quant aux phases d'infiltrations elles sont trop simples et trop limitées en termes de possibilités malgré la présence de nombreux gadget qui permettent parfois différentes approches.

Le vrai problème de Nightfire est son cruel manque de talent dans le game design et le level-design. Trop de niveaux s'avèrent bordéliques pour deux principales raisons : les décors sont trop uniformes et les objectifs ne sont pas toujours très clairs. Rien de rédhibitoire mais il nous arrive souvent de tourner en rond pour enfin être au bon endroit pour déclencher la suite des objectifs. Les gadgets sont certes nombreux tout comme les secrets mais le jeu ne nous pousse jamais à explorer ni à expérimenter. On enchaîne ainsi les niveaux sans déplaisir mais sans extase non plus tant la progression s'avère un poil redondante malgré l'excellent habillage James Bond présenté plus haut. Le jeu se paye même le luxe de nous replonger dans les décors d'un niveau déjà traversé alors que la durée de vie est assez famélique. Il y a en tout 12 missions et il vous faudra moins de 5 heures pour en faire le tour. Une durée de vie assez courte qui se voit rehaussée par un mode multijoueur efficace permettant de bien personnaliser les parties tout en offrant un panel d'arènes et de combattants issus autant du jeu que des différents films de la saga. Un plus appréciable mais qui n'a évidemment plus grand intérêt aujourd'hui.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : 007: Nightfire [2002]

Auteur Bastien L.
60

007 Nightfire ne serait qu'un jeu assez anonyme s'il n'y avait pas la licence James Bond derrière. Il en résulte un titre qui vaut surtout pour son ambiance digne de la saga avec une approche assez décomplexée cherchant avant-tout le divertissement. Malgré une faible durée de vie, le jeu sait se montrer diversifié. Dommage que le cœur du gameplay manque cruellement d'efficacité et que la progression soit souvent laborieuse.

On a aimé

  • L'ambiance James Bond offrant un divertissement efficace
  • Plutôt joli pour l'époque
  • Un gameplay varié

On a moins bien aimé

  • Faible durée de vie
  • Un gameplay un peu mou
  • On tourne souvent en rond

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