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Critique du jeu vidéo : Kingdom Hearts Re: Coded [2011], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 9 janvier 2022 à 09h00

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La saga Kingdom Hearts dispose à première vue de trois épisodes principaux sortis entre 2002 et 2019 tout en étant accompagnée par une multitude de spin-off, portages (« remakes HD ») et autres compilations dont le plus confidentiel semble être Kingdom Hearts Re: Coded sorti chez nous en 2011 sur la Nintendo DS.

Pour les moins connaisseurs de la série, il faut savoir que Kingdom Hearts a la particularité assez surprenante de plonger des personnages typiques des productions Square Enix au sein d'univers Disney. Cette collaboration entre le géant du RPG nippon et le géant du divertissement américain offre une ambiance sans pareil où un jeune héros, Sora, voyage dans les différents univers des films d'animation (ou pas) Disney aux côtés de Donald et Dingo pour lutter contre différents ennemis. Une série qui est avant tout l’œuvre de Tetsuya Nomura (d'abord character designer en chef de Square Enix depuis Final Fantasy VII) qu'il a écrit (rarement seul), chara designé et réalisé. Et ce pour quasiment tous les épisodes. Pour Re: Coded, on se retrouve dans le contexte particulier post-Kingdom Hearts 2 alors que Nomura souhaite diversifier sa licence alors que Kingdom Hearts III n'est qu'une chimère promise par un créateur multipliant les projets (la trilogie Final Fantasy XIII, Type-0, Versus XIII devenu Final Fantasy XV...). Il propose ainsi de tourner la série, alors exclusive à la PS2, vers les consoles portables avec Birth by Sleep pour la PSP et 358/2 Days pour la DS. Il imagine aussi un jeu épisodique pour les téléphones portables qui devient Kingdom Hearts Coded et qui se dote d'une ambition telle que peu de machines peuvent le faire tourner à sa sortie entre 2008 et 2010. Nomura se dit alors que c'est bête que peu de gens puissent profiter de sa création alors il décide d'en créer un remake (véritable remake car le moteur de jeu est changé et qu'il y a plusieurs autres ajouts) sur la très populaire DS. Le jeu devient Re: Coded en étant co-développé par les studios basés à Osaka de Square Enix, ainsi que les Japonais de h.a.n.d. Alors studio de commande ayant développé Kingdom Hearts 358/2 Days days dont le moteur de jeu sera ici repris. C'est donc en janvier 2011 que nous eûmes accès à cet action/RPG (mais pas seulement) correctement localisé.

 

L'action du jeu se déroule après les événements de Kingdom Hearts 2 alors que Jiminy Cricket remarque d'étranges écrits dans son journal censé raconter les aventures de Sora. Il prévient le roi Mickey de ces apparitions et ce dernier décide de numériser le journal pour en comprendre les mystères. C'est alors que la numérisation du journal entraîne l'apparition de bugs et de corruptions des données qui peuvent à terme menacer le monde réelle. Pour enquêter et debugger le journal, Mickey décide de numériser une version de Sora qui sera envoyée dans ce Cybermonde guidé par la souris. C'est donc une version virtuelle de Sora, avec ses souvenirs des précédentes aventures, qui arpente un monde tout aussi virtuel, mais corrompu, dans des lieux bien connus. L'intrigue commence ainsi pour Sora sur son île du Destin où il voit que des blocs sont apparus en masse accompagnés d'ennemis et qu'il va devoir faire le ménage. Il va aussi apercevoir un étrange personnage encapuchonné qui semble autant l'attiré que le narguer. Bref, nos héros ont du pain sur la planche pour sauver le journal de Jiminy comme la mémoire des aventures de Sora.

Le scénario du jeu n'est malheureusement pas ce qu'on mettra en avant. Il permet de dire que les allergiques à Kingdom Hearts, et au J-RPG dans une moindre mesure, ne pourront pas être convaincu par ce titre. Le problème premier est évidemment celui d'un « cybermonde » avec un héros numérisé n'étant pas le vrai donc on est proche du « tout ceci n'était qu'un rêve » par rapport au reste de la saga. Si l'histoire globale fait donc un léger surplace, on ne peut pas non plus compter sur le scénario pour vraiment nous enchanter. Il suit ainsi des chemins assez balisés avec ce qu'il faut de rebondissements, de rencontres et d'environnements pour nous divertir mais sans jamais réellement décoller. On a même le sentiment qu'il tire en longueur sur la fin qui met en scène un des principaux défauts de la série : complexifier l'ensemble plus que de raison. Kingdom Hearts est une saga qui assume sa naïveté, souvent touchante, d'un gamin voulant trouver sa place dans un monde trop grand et qui se demande si ses amis seront toujours à ses côtés. Une sorte de perte de l'innocence face à la découverte de nouvelles personnes aux intentions différentes... Cela fonctionne jusqu'au point où on se rend compte qu'il s'agit un peu de la même chose depuis le premier opus tandis que le récit commence à se complexifier avec des retournements de situation inutiles et des explications absconses alourdissant malheureusement l'ensemble.

 

Mais les amateurs de J-RPG comme de Kingdom Hearts y trouveront leur compte car ils sont plus familiers avec cette ambiance volontairement proche de l'enfance avec ces personnages triomphant grâce au « pouvoir de l'amitié ». Bref, le jeu use les poncifs du genre pour livrer un récit efficace à défaut d'être original. Pour le reste il y a évidemment l'alliance incomparable entre cette approche très Square Enix du J-RPG et Disney. Je ne saurais l'expliquer mais chez moi ça fonctionne à merveille. Pouvoir se balader dans les univers des dessins-animés Alice au pays des merveilles, Hercule ou Aladdin en rencontrant leurs principaux personnages est génial. Alors certes, il n'y a pas de nouveaux lieux et on retrouve d'autres issus des jeux principaux de la saga (île du Destin, Traverse Town...) mais cela fonctionne comme du bon fan service. D'autant plus que ces environnements sont présentés avec de nouvelles approches. Pour un titre DS de 2011, le jeu s'en sort vraiment bien avec son ambiance coloré et sa direction artistique réussissant toujours à bien mélanger les différents univers présentés. Il y a même quelques cinématiques bien réalisées même si la plupart des cut-scenes se feront avec des images quasiment fixes lors des discussions. Les musiques de Yoko Shimomura sont toujours autant plaisantes à écouter quand bien même il y en a très peu d'originales. Ce qui permet de remarquer que le jeu apparaît souvent comme un sympathique medley adressé aux fans plus qu'un épisode indispensable pour élargir l'univers de la saga...

Cela se ressent un peu dans son gameplay qui est reste logiquement de l'action-RPG tant les affrontements sont légion dans ce titre. Au premier abord l'ensemble s'avère assez simpliste puisqu'avec un seul bouton pour attaquer et enchaîner les combos sans souci. Mais le jeu délivre ses secrets au fur et à mesure en se montrant un réel RPG. Tout d'abord, vous disposez de capacités spéciales (attaques, magies...) à récupérer que vous pouvez améliorer et combiner pour les utiliser au bon moment sachant qu'elles doivent ensuite se recharger. Vous devez aussi gérer votre équipement avec des armes (les fameuses keyblades) aux capacités différentes qui peuvent monter de niveau et qui peuvent délivrer des capacités spéciales si vous enchaînez les combos jusqu'à un finish move (paramétrable) dévastateur. On peut aussi améliorer le personnage de manière assez classique avec des sortes de fichiers à récupérer dans des cubes spéciaux ou dans certaines phases. Des fichiers que l'on applique dans une sorte de circuit électronique n'étant pas sans rappeler le Sphérier de Final Fantasy X. Ce circuit permet ainsi de vraiment paramétrer son personnage, de débloquer certaines facultés, de changer la difficultés et de paramétrer sa partie (moins de vie contre plus de récompenses....) offrant une vraie plus-value surtout qu'il est impossible d'améliorer à fond son héros en une seule partie. Bref, la partie RPG, sans être exceptionnelle, est une réussite.

 

Le gameplay n'est néanmoins pas sans défaut, outre l'aspect répétitif des combats de base, à commencer par les capacités spéciales pas toujours aisées à sortir dans l'action car il faut sélectionner la bonne parmi une liste avec L (situé sur la tranche) et appuyer sur « x ». Mais le plus gros point noir reste la caméra qu'il faut constamment replacer (avec R) car elle ne suit absolument pas Sora. Cela s'avère assez pénible notamment dans les combats plus éprouvant (surtout dans des petits espaces) et dans les nombreuses phases de plates-formes car les bug-blocs ont des propriétés différentes permettant d'accéder à des secrets ou des fichiers pour améliorer le personnage. Le gameplay reste néanmoins efficace avec des combats de boss assez intéressants où il faut faire preuve d'un bon timing. On peut aussi citer les nombreux passages où notre héros doit éliminer les menaces principales qui font bugger les mondes dans des niveaux censés représenter des programmes où le jeu transmet le plus ses influences à savoir TRON et Matrix. Le jeu propose aussi de nombreuses variations de gameplay assez efficaces puisqu'on aura le droit à tour par tour aux côtés d'Hercule, une chasse aux trésors (avec des éléments d'infiltration) dans l'univers d'Alice au pays des merveilles sans oublier du shoot'em up ou de la « coopération » quand Sora doit guider d'autres camarades. On ne s'ennuie donc pas souvent lors des quelques 15 heures qui vous sont demandées pour faire un tour honnête du jeu.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Kingdom Hearts Re: Coded [2011]

Auteur Bastien L.
73

Malgré ses défauts parfois gênants (caméra, gameplay pas toujours adapté, une histoire très dispensable...), Kingdom Hearts Re : Coded reste un action-RPG très efficace tant dans son action, sa diversité de gameplay et son aspect purement RPG. On apprécie aussi de retrouver l'ambiance si particulière de la série dans un jeu qui ne cesse de nous rappeler pourquoi on aime Kingdom Hearts.

On a aimé

  • L'ambiance Kingdom Hearts
  • Une bonne variété de gameplay
  • L'aspect RPG permettant de paramétrer tant son héros que sa partie

On a moins bien aimé

  • Le scénario
  • La caméra
  • Le gameplay pas toujours adapté à la console

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