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Critique du jeu vidéo : Super Mario Bros. #1 [1987], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 10 juillet 2021 à 09h00

Naissance d'une Passion

Critique des versions GameBoy Advance et 3DS.

Bientôt cinquantenaire, le jeu vidéo en tant que média grand public doit son existence à plusieurs œuvres séminales comme Pong, Space Invaders et surtout Super Mario Bros. pour sa démocratisation planétaire...

Super Mario Bros. Un nom qui agit forcément comme une madeleine de Proust pour des dizaines de millions de joueurs à travers le monde. Une œuvre tellement connue et appréciée qu'elle renvoie à des moments de nos vies, des parties endiablées, des bouts de pixel qui s’agitent et des compositions cultes pourtant censées égratignées les oreilles de tout amateur de beau son... Le tout dans une aventure ou un petit plombier bedonnant part sauver une princesse d'une tortue géante dans un royaume rempli de champignons magiques et de plantes carnivores géantes. Pour beaucoup, ces souvenirs sont associés à une marque, Nintendo, et un homme, Shigeru Miyamoto officiant ici en tant que concepteur/réalisateur ainsi que producteur. Il est d'ailleurs épaulé dans la conception par Takashi Tezuka sans oublier l'apport de Koji Kondo aux musiques et sur tout le travail sonore. Une sainte-trinité d'hommes à qui le jeu vidéo doit beaucoup et qui fit des merveilles chez Nintendo des années 1980 jusqu'à aujourd'hui.

Mais revenons à Super Mario Bros. au début des années 1980 alors que Nintendo souhaite faire de sa console, la NES, une machine capable d’accueillir des jeux sur disquette via une extension. Un moyen pour Nintendo de remplacer à termes les jeux sur cartouche par ce nouveau système même si l'objectif fut finalement revu à la baisse, le dispositif ne quittant jamais l'archipel nippon. Néanmoins, Miyamoto et son équipe d'une dizaine de personnes avait pour mission de créer un point final flamboyant aux jeux sur cartouche avec deux projets en parallèle. L'un est évidemment Super Mario Bros. tandis que l'autre deviendra The Legend of Zelda. Excusez du peu... Au départ il s'agit d'un titre d'aventure devant explorer le genre de la plate-forme avant qu'il soit décider de surfer sur la popularité montante de Mario à une époque où les versions NES du hit de l'arcade Mario Bros. se vendent très bien. Ce nouveau titre a pour projet de proposer une véritable progression avec différents niveaux à scrolling horizontal offrant différentes ambiances et un semblant d'histoire permettant enfin à Mario de voyager après ses aventures statiques sur Mario Bros. et Donkey Kong. Le titre débarque ainsi sur NES au Japon à l'automne 1985 devenant un carton immédiat que les Européens découvrent 2 ans plus tard. Et si le titre est aussi connu encore aujourd'hui c'est parce qu'il a eu le droit à de nombreux portages et émulations officiels pour se laisser aborder par plusieurs générations de joueurs dont les versions GBA (sur cartouche) et 3DS (en dématérialisé) sont ici testées.

 

L'histoire est connue, le Royaume Champignon est en panique alors que les Koopas ont envahi ses terres transformant ses habitants en briques tout en kidnappant la princesse Peach, seule capable de pouvoir sauver les siens. Retenue par le roi des Koopas, Bowser, la belle devra être délivrée par le vaillant plombier moustachu Mario... Évidemment que l'histoire n'est qu'un prétexte et ce résumé est surtout issu du manuel du jeu tant on sait juste qu'on doit traverser des niveaux pour délivrer une princesse en évitant les ennemis sur le chemin... On se fiche de l'histoire et aussi de l'univers qui pose pourtant les bases de toute une saga qui aura offert des centaines d'heures de jeu à tout gamer qui se respecte. On découvre donc l'univers bucolique et bon enfant de Mario avec des niveaux en extérieurs, des mondes sous-terrains comme sous-marins ou encore des champignons géants sur lesquels progresser sans oublier les châteaux des Koopas aux couloirs de lave. Techniquement, le titre est très propre à une époque où chaque décision devait être lourdement soupesée tant les cartouches disposaient de peu d'espace. Bref, console NES oblige, les graphismes restent très simples offrant une petite cohérence sans qu'on ne puisse vraiment être ébloui même si les compositions musicales très efficaces sont de qualité. De toute façon l'intérêt est ailleurs.

L'univers de Mario que cela soit le personnage, les décors et les ennemis est pensé pour rendre le gameplay le plus intuitif pour les joueurs. Le vrai génie de Shigeru Miyamoto et de ses équipes est d'avoir crééé un premier niveau iconique servant de tutoriel sans qu'on s'en rende vraiment compte. Alors certes, le joueur d'aujourd'hui sait déjà tout ce qu'il faut faire mais à l'époque, on comprend d'instinct le rôle des blocs, qui sont les ennemis, le bonus en forme de champignon et la fonction des tuyaux... Le tout avec un maniement très simple où l'on comprend aussi d'instinct qu'il faut progresser de plates-formes en plates-formes de la gauche vers la droite afin de terminer le niveau. Mario peut donc progresser en marchant ou en courant en laissant appuyer un bouton tout en sautant avec un autre. Il peut aussi lancer des boules de feu lorsqu'il a récupéré une fleur en tant que bonus ou être invincible via une étoile... Un gameplay simple qui ne se complexifie jamais mais qu'il faut toujours bien adapter aux différentes situations proposées pendant les 8 mondes de quatre niveaux chacun. Redécouvrir le titre aujourd'hui c'est se rendre compte à quel point il est à la base de tout un genre très populaire durant les années 1980 et 1990. C'est ce qui fait évidemment sa force mais aussi son principal défaut car cette base a été dépassée de 1001 manières depuis, notamment par Mario lui-même, faisant qu'on a parfois l'impression d'avoir affaire à un brouillon de titres bien plus géniaux...

 

Se replonger dans le jeu c'est aussi accepter une difficulté assez punitive dans le sens où vous avez trois vies pour terminer le jeu sans aucune sauvegarde. Il y a bien sûr les warpzones permettant d'accéder aux différents mondes évitant de tout se retaper. Le titre prend quand même des allures de die & retry étant donné que les derniers niveaux doivent être appréhendés correctement pour enfin comprendre comment les passer sans encombre. Les morts incalculables face aux Frères Marto font partie des premiers jetés de manette de beaucoup de joueurs. Certains passages flirtent aussi avec le fameux pixel perfect où l'inertie assez particulière de Mario doit être parfaitement maîtrisée. Dans un titre qui n'est pas foncièrement long, la difficulté est là pour agrandir la durée de vie ce qui était le lot des jeux 8-bits... Néanmoins, le gameplay étant un art chez Nintendo ; ce Mario régale par un level-design ingénieux, parfois tortueux mais assez diversifié avec quelques pointes de folie qui transparaissent, notamment le tout dernier niveau. Un gameplay qui permet aux joueurs débutants comme confirmés de s'amuser malgré tout. Si vous voulez véritablement avoir une version fidèle à l'originale alors penchez-vous sur la version GBA qui est un portage pur et simple sans aucun additif. Ce qui avait été un reproche par ailleurs à cette version de 2004 qui ne proposait donc que le jeu de base. Si vous êtes curieux de (re)découvrir ce classique sans trop vous prendre la tête alors les versions dématérialisée de la WiiU et de la 3DS offrent la possibilité de créer des points de récupération (comprendre une sauvegarde rapide) que l'on relance après une mort. Vous pouvez ainsi paramétrer la difficulté de vos parties. Mais encore une fois, il ne s'agit que du jeu de base.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Super Mario Bros. #1 [1987]

Auteur Bastien L.
80

Super Mario Bros. est une œuvre des plus marquantes de l'histoire du jeu vidéo se devant d'être parcourue par tous les amoureux du jeu vidéo. (Re)découvrir le jeu, c'est se plonger dans une œuvre séminale de ce média maintenant si riche qu'on prend quand même un petit coup de vieux mais voir cette science du gameplay en train d'opérer garde quelque chose de magique. Et tant pis si c'est fait avec des gros pixels et une narration quasi-inexistante.

On a aimé

  • Une oeuvre fondatrice toujours aussi plaisante
  • Une science du gameplay et du level-design à l'oeuvre
  • La naissance d'une univers culte

On a moins bien aimé

  • Le portage GBA plutôt faignant
  • Complètement dépassé et amélioré depuis
  • Une difficulté qui pourra surprendre

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