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Critique du film : Les Animaux Fantastiques : Les Secrets de Dumbledore #3 [2022], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 24 avril 2022 à 09h00

Norbert Dragonneau contre la Bête immonde

Le troisième opus des Animaux Fantastiques sort enfin sur nos écrans en avril 2022 après d'inévitables reports et autres remous de production nous faisant presque oublier le film en lui-même.

Sorti en 2016, le premier opus des Animaux Fantastiques était une tentative assez réussie de la part de Warner Bros de continuer à exploiter la licence Harry Potter des années après les adapations des livres cultes. Des histoires originales se déroulant au début du XXème siècle mettant en scène le sorcier spécialiste des animaux magiques Norbert Dragonneau. L'histoire du premier opus était assez détachée des grands événements de la saga Harry Potter avant que le second opus, Les Crimes de Grindelwald, sorti en 2016 raccroche les wagons du Poudlard Express pour nous plonger dans l'affrontement entre l'iconique Albus Dumbledore et la mal originel Gellert Grindelwald. Un second opus qui avait démontré une perte de vitesse de la saga tant d'un point de vue public que critique avec un scenario ayant du mal à concilier suite et rampe de lancement d'une nouvelle directive. Pour ce troisième film, Les Secrets de Dumbledore, la production fut aussi routinière que compliquée. Routinière car on retrouve derrière la caméra David Yates (pour sa septième réalisation sur la franchise) avec la créatrice de l'univers J.K. Rowling au scénario aisée par Steve Kloves, lui aussi un familier du monde de Potter. Les deux scénaristes sont par ailleurs des producteurs historiques de la saga comme David Heyman et Lionel Wigram à leurs côtés. Bref, pas de changement pour une équipe qui gagne ; de moins en moins certes. La production fut aussi doublement compliquée d'abord à cause du COVID décalant le tournage et la sorte du film à maintes reprises mais aussi du fait de la personnalité de plus en plus clivante de J.K. Rowling ou encore le remplacement de Johnny Depp par Mads Mikkelsen pour interpréter Grindelwald pour des raisons qu'on a de plus en plus de mal à comprendre... Bref le film est enfin sur nos écrans, que vaut-il vraiment ?

Situé en 1932, le long-métrage débute en Chine alors que le magizoologiste Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne) assiste à la naissance de jumeaux Qilin, créatures ayant la capacité de prédire le futur comme de sonder l'âme des gens. L'un des deux jumeaux est kidnappé par les sbires du sorcier maléfique et raciste Gellert Grindelwald (Mads Mikkelsen) l'utilisant pour prévoir les coups de ses adversaires afin de faciliter son accès au pouvoir. Il est en effet très populaire et convoite le poste de « chef » du monde des sorciers. Le seul étant réellement capable de l'arrêter est le puissant sorcier Albus Dumbledore (Jude Law), son ancien amant. Dumbledore et Grindelwald avaient créé un sortilège les empêchant de s'en prendre à l'un comme à l'autre. C'est pour ça que Dumbledore doit compter sur Norbert pour empêcher leur ennemi d'arriver à ses fins. Ils seront pour cela accompagnés de la professeure Hicks (Jessica Williams), du moldu au grand cœur Jacob (Dan Fogler), de Bunty (Victoria Yeates), l'assistante pleine de ressources de Norbert qui se voit aussi accompagné de son frère l'Auror Thésée (Callum Turner) ainsi que du sorcier français Yusuf Kama (William Nadylam) dont la sœur a été tuée par Grindelwald. Ce dernier n'est pas seul non plus bénéficiant de l'aide de la télépathe Queenie Goldstein (Alison Sudol) et du puissant comme rancunier Croyance (Ezra Miller) pensant qu'il a été abandonné par la famille Dumbledore. Les deux camps vont ainsi s'affronter notamment dans un Berlin en proie à l'extrême-droite.

Comme pour le second opus, cette suite n'arrive pas à pleinement convaincre en ce qui concerne son scénario. C'est typiquement le genre de blockbuster efficace et divertissant où il faut se laisser porter par une intrigue en mouvement perpétuel sans trop se poser de questions. L'ensemble n'est néanmoins pas indigeste, juste terriblement convenu avec des péripéties valant plus que l’intrigue globale. Les deux principaux écueils qui sont plus gênants sont un certain manque de rythme par moments démontrant à quel point les scénaristes ne savaient pas trop quelles directions prendre. L'autre problème majeur vient du manque de contexte global, on peine souvent à croire à deux camps se battant pour le destin du monde. Surtout du côté de Dumbledore où l'on a l'impression qu'il est trop seul dans son coin pour réellement représenter la tête de pont d'une résistance mondiale. Néanmoins le scénario n'est pas inintéressant par ce qu'il raconte. Il le fait certes avec la subtilité d'un blockbuster du XXIème siècle mais cela fonctionne. L'idée principale du film est l'action de gens au cœur pur, venant de différents horizons, se dressant contre un raciste extrémiste renvoyant évidemment au fascisme comme au nazisme. On ressent souvent cette ambiance des années 1930 juste avant que tout bascule dans l'horreur de la Seconde Guerre mondiale. Le parallèle avec Hitler est assez appuyé pour le personnage de Grindelwald voulant prendre le pouvoir par voie légale où des institutions comme le peuple semblent oublier ses crimes passés embrassant peu à peu ses idées extrémistes. Même les institutions démocratiques jouent le jeu pensant que le légalisme aura raison de tels extrêmes... Une résonance actuelle vraiment forte où Dumbledore et les siens incarnent la voie de la raison.

Cet aspect politique du film ne l'empêche pas de rester un blockbuster très divertissant faisant la part belle aux personnages attachants. Quand bien même tous ont du mal à coexister. C'est par ailleurs le paradoxe d'un film voulant faire rentrer beaucoup d'idées et de personnages tout en étant parfois trop lent dans de nombreuses scènes. Les personnages font néanmoins la force du film notamment l'affrontement (de moins en moins) à distance entre Dumbledore et Grindelwald, leaders charismatiques au passé commun. Au rayon des nouvelles têtes, il y a la professeure Hicks qui s'avère un personnage très intéressant via sa puissance et ses interventions souvent savoureuses. Et quand bien même on ne comprend toujours pas pourquoi les sorciers persistent à ce point à faire intervenir le moldu Jacob, ce dernier s'avère toujours aussi drôle. L'humour est par ailleurs assez efficace dans le métrage notamment une scène de dressage de créatures belliqueuses aussi surprenante que réussie. On ne peut néanmoins s'empêcher de trouver que Norbert Dragonneau, normalement le héros de la trilogie, ne fait que subir un scénario en étant ballotté à droit et à gauche face à des personnages qui en savent toujours beaucoup plus que lui. La plus grande déception est sûrement Croyance dont le potentiel lors des deux précédents films peine à prendre forme...

Le film est aussi scindé entre deux envies : raconter le passé de Dumbledore en faisant ainsi le lien avec les films Harry Potter tout en nous faisant découvrir d'autres perspectives de ce monde de magie. Les fans seront donc contents de retrouver un bien plus jeune Aberforth Dumbledore (Richard Coyle) permettant d'en savoir plus sur la jeunesse du grand Albus. Le fan service s'étend aussi évidemment quand on retrouve une nouvelle fois Poudlard ou quand on voit s'affronter Dumbledore et Grindelwald. Les affrontements à la baguette magique n'ont d'ailleurs jamais été aussi impressionnants que dans cet opus offrant de réelles joutes dignes des films de super-héros actuels comme une ambiance assez western par moments. Cela permet de saluer la grande qualité des effets spéciaux qui nous en mettent plein la vue que cela soit lors des scènes d'action comme pour animer les animaux fantastiques. Pour ces derniers, on retrouve quelques figures connues des films précédents mais aussi d'autres bêtes plus ou moins mignonnes comme plus ou moins belliqueuses. Néanmoins l'aspect Animaux Fantastiques qui donne pourtant son nom à cette série de film reste quand même relégué à un second plan. Le film souhaite aussi nous faire voyager entre New-York, Poudlard et ses environs mais aussi la Chine, Berlin et le Bhoutan. Cela offre un dépaysement bienvenu avec des décors comme des ambiances très différents démontrant une nouvelle fois de plus la qualité des productions Warner.

Pour ce qui est de la mise en scène de David Yates, ne vous attendez pas à un miracle tant le Britannique garde ici sa réputation de yes-man à la solde de Harry Potter. On sent néanmoins que les reports de production lui ont été bénéfiques car il est beaucoup plus lisible dans ses scènes d'action réussissant même parfois à proposer quelques bonnes idées de mises en scène. Il a plus de mal à gérer les scènes de dialogue comme d'exposition nous faisant ainsi ressentir le rythme parfois lent de son film. Pour ce qui est des acteurs, Eddie Redmayne (Les Misérables, Les Animaux Fantastiques...) nous ressert la même soupe efficace avec un Norbert volontaire, timide mais terriblement attachant. Evidemment les deux stars du films sont Jude Law (Bienvenue à Gattaca, Existenz...) et Mads Mikkelsen (Casino Royale, Rogue One...) qui rendent leurs personnages très charismatiques mettant bien en lumière leurs failles comme leur ambiguïté. Pour les seconds rôles, on retiendra surtout Dan Fogler (Les Animaux Fantastiques, The Walking Dead...) à l'indéniable talent comique et surtout Jessica Williams réussissant à voler toutes les scènes où elle apparaît en sorcière pince-sans-rire dotée d'une grande puissance comme d'une moralité infaillible.

La conclusion de à propos du Film : Les Animaux Fantastiques : Les Secrets de Dumbledore #3 [2022]

Auteur Bastien L.
68

Les Secrets de Dumbledore se situe dans la moyenne des blockbusters qui sortent à la chaîne sur nos écrans. Ni plus, ni moins. Un spectacle divertissant et efficace doté d'une production comme d'un casting solide. La magie du monde d'Harry Potter réussit encore à opérer malgré un scénario comme un rythme qui peut décevoir.

On a aimé

  • Jude Law/Dumbledore face à Mads Mikkelsen/Grindelwald
  • Un spectacle dépaysant et divertissant
  • Une production très solide notamment les effets spéciaux

On a moins bien aimé

  • Une intrigue globale un peu décevante
  • Un rythme mal géré
  • Ne serait-il pas temps de changer de réalisateur ?

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