Warning 75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°2 : Remontez le temps jusqu'à l'installation de votre Adblocker et rajoutez-nous en liste blanche.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : Venom : Let There Be Carnage #2 [2021], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le jeudi 28 octobre 2021 à 18h00

Tueur né

Les films de super-héros se basent souvent sur des promesses d'affrontements entre deux personnages iconiques. Une promesse sur laquelle Venom : Let There Be Carnage joue beaucoup en en faisant son principal intérêt tout en laissant malheureusement le reste de côté.

Le premier Venom (2018) a été un succès public assez important quand bien même les critiques étaient assez tièdes. Il n'en faut néanmoins pas plus pour que Sony décide d'en développer une suite déjà esquissée dans le premier opus à travers l'apparition de Carnage le temps d'une scène planquée dans le générique. Cela dénote aussi d'une volonté de la part de Sony de créer un univers connecté de longs-métrages adaptant des personnages issus de la licence Spider-Man dont Morbius prévu pour jannvier, sera le troisième film. En attendant, la production de Venom : Let There Be Carnage voit une prise d'importance accrue de son interprète principal Tom Hardy qui devient producteur tout en ayant développé l'histoire aux côtés de la scénariste Kelly Marcel déjà présente sur le premier opus. Le principal changement se fait au niveau de la réalisation puisque Ruben Fleischer (parti s'occuper de Retour à Zombieland) est remplacé par Andy Serkis. Le comédien surtout connu pour son interprétation de Gollum dans La trilogie du Seigneur des Anneaux et son statut de maître dans les techniques de captures de mouvement. L'homme est en parallèle devenu metteur en scène en s'étant d'abord fait la main en tant que réalisateur de seconde équipe sur la trilogie du Hobbit avant de réaliser Mowgli (2018). Un choix logique dans le sens où Serkis est un habité des grosses productions riches en effets spéciaux notamment des personnages créés par images de synthèse. Le tournage se déroula en 2019 où Tom Hardy retrouve Michelle Williams tout en accueillant Woody Harrelson et Naomie Harris pour interpréter leurs ennemis. La sortie fut malheureusement décalée suite à la pandémie mondiale du COVID avant de trouver le chemin de nos écrans en ce mois d'octobre 2021.

Le film se déroule quelques temps après le premier opus alors que le reporter Eddie Brock (Tom Hardy) vit toujours tant bien que mal avec le symbiote extraterrestre Venom (doublé par Tom Hardy) dans son corps pouvant occasionnellement en prendre le contrôle partiel ou total. Il est mystérieusement quémandé par le tueur en série Cletus Kasady (Woody Harrelson) qui attend son exécution dans le couloir de la mort en prison. Suite à cette visite, Venom remarque des indices permettant la découverte de corps enterrés par Kasady accélérant ainsi son exécution. En parallèle, la cohabitation entre Venom et Eddie est de plus en plus difficile à assumer pour les deux d'autant plus que Eddie apprend le mariage de Anne (Michelle Williams), l'amour de sa vie. Avant son exécution, Cletus demande une dernière fois la présence de Eddie qui s'y rend à la recherche d'un possible scoop. Mais Cletus s'en prend à lui, le mord et ingère une partie de Venom. Un nouveau symbiote, nommé Carnage, va se développer au sein de Cletus qui s'échappe devenant ainsi une menace extrêmement dangereuse. Cletus/Carnage va évidemment vouloir se venger de tous ses ennemis, dont Eddie, tout en recherchant l'amour de sa vie (Naomie Harris) aux pouvoirs étranges.

Apparemment, le scénario de Kelly Marcel s'inspire de deux œuvres à savoir un comics, le crossover Maximum Carnage (1993), et une un arc de la série animée Spider-Man (1994) intitulé The Venom Saga (1996). Je ne connais pas ces œuvres originales mais force est de constater que l'histoire concoctée par Tom Hardy et Kelly Marcel est le point faible d'un film assez moyen. Pendant une grande partie du film on ressent réellement que les scénaristes ne savaient pas vraiment quoi faire de la relation entre Eddie et Venom qui semble rejouer celle du premier opus mais avec une approche différente. Une relation qui est ici traitée comme une (b)romance avec fortes engueulades, séparation et réconciliation... Cela n'est pas convaincant surtout que l'humour est du même acabit que le premier opus avec ce sentiment qu'il repose maintenant sur la dynamique d'un vieux couple qui se chamaille. C'est évidemment une question de goût mais l'humour tombe souvent à plat se révélant bien plus efficace quand il offre plus de mordant. Il y a aussi le sentiment que le film offre un duo de héros finalement assez pathétiques entre Eddie Brock qui subit le scénario du début à la fin passant même pour un idiot même quand il fait son travail de journaliste. Quant à Venom, il semble s'être domestiqué perdant un peu de son pouvoir de destruction le rendant moins jouissif à regarder que dans le premier opus. Alors si en plus, on rajoute de nombreuses répétitions avec le premier opus et autres grosses facilités scénaristiques...

Heureusement que le film s'avère plus convaincant dans sa promesse d'un affrontement entre Venom et Carnage tant il ne semble pas avoir grand chose à raconter en dehors de ça. Il y a évidemment le personnage de Cletus Kasady bien mis en avant en tant qu'incarnation pure du mal s'avérant ainsi un adversaire à la mesure de Venom de par sa violence et sa barbarie. Les meilleurs passages du film le concernent par ailleurs que cela soit l'introduction qui le voit jeune épris de Frances Barrison (Shriek pour les intimes) ou quand on raconte ses méfaits de jeunesse sous la forme d'un film d'animation que n'aurait pas renié Tim Burton. Le plus intéressant dans le film devient cette montée en tension annonçant une confrontation dantesque qui réussit à tenir ses promesses. Les scènes d'action ne sont certes pas les plus incroyables qu'on ait vu mais elle remplisse aisément le cahier des charges de tout blockbuster à commencer par l'évasion de Cletus/Carnus montrant la puissance inquiétante de son personnage ou bien évidemment la bagarre finale dans une cathédrale en rénovation qui fonctionne bien. Cela s'explique aussi par la qualité des effets spéciaux, un des meilleurs aspects du premier opus, réussissant à donner vie à ces monstruosités aussi solides que visqueuses tout en les mélangeant bien avec leurs hôtes. Le film est rempli d'images de synthèse à ce niveau mais on apprécie le grand spectacle qui nous est offert.

Je dois avouer avoir été très curieux de découvrir Andy Serkis derrière une caméra quand bien même le projet ne semblait pas être le plus à même de lui offrir des libertés. En état, l'Anglais démontre surtout qu'il est un yes-man habile savant gérer avec efficacité une grosse production. L'ensemble de la mise en scène, du montage et de la direction d'acteurs est aussi efficace que convenu afin de livrer un film calibré en essayant le plus possible de rester dans le ton du premier opus. Il réussit toutefois à installer de belles ambiances par moments que cela soit l'introduction, l'évasion de Carnage, les déambulations de Venom dans une sorte de fête déguisée ou encore le combat final... On regrette finalement, comme pour le premier opus, cette volonté de rester collé au fameux PG-13 donnant à ce carnage promis par le titre un aspect encore trop gentillet. Pour ce qui est des acteurs, Tom Hardy (The Dark Knight Rises, Venom...) reste dans la lignée du premier opus maîtrisant bien son double-rôle même si on a connu l'acteur bien plus performant. A ses côtés Michelle Williams (Shutter Island, Venom...) démontre une nouvelle fois ses talents malgré un rôle assez maigre. On apprécie évidemment bien plus la prestation de Woody Harrelson (Bienvenue à Zombieland, Solo...) choisi notamment par rapport à son rôle mythique dans Tueurs Nés. Il livre ici un prestation solide en serial killer mélangeant violence sourde comme manipulatrice et explosivités meurtrières. Pour jouer son acolyte/amoureuse, Naomie Harris (Pirates des Caraïbes, Spectre...) fait ce qu'elle peut avec un rôle mal écrit lui faisant changer de personnalité comme d'attitude trop brusquement. Elle s'avère néanmoins charismatique en méchante.

La conclusion de à propos du Film : Venom : Let There Be Carnage #2 [2021]

Auteur Bastien L.
57

Venom : Let There Be Carnage est une suite assez moyenne ne réussissant pas à se justifier en restant trop proche du premier opus (histoire, thématiques...). Comme son double-héros, le scénario ne semble pas vraiment quoi faire s'avérant finalement intéressant quand il fonce tête baissée contre son adversaire. Le spectacle se laisse néanmoins regarder grâce à de l'action efficace, des effets spéciaux impressionnants et une réalisation calibrée pour tout amateur de blockbuster.

On a aimé

  • Cletus Kasady / Carnage
  • L'action à grand renfort d'effets spéciaux
  • Un spectacle efficace

On a moins bien aimé

  • Le scénario peinant à se justifier
  • Des répétitions par rapport au premier film
  • L'humour

Acheter le Film Spider-Man : Venom : Let There Be Carnage #2 [2021] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Spider-Man : Venom : Let There Be Carnage #2 [2021] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter

Les autres critiques de Spider-Man