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Critique de la bande dessinée : Hawk #4 [2012], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 13 juin 2021 à 09h00

Hawk Secours !

Lorsque le jeu vidéo s'exporte sur d'autres médias pour tenter le pari de l'adaptation, cela a souvent la réputation d'être peu glorieux. Un constat qui se vérifie malheureusement avec les bandes-dessinées Assassin's Creed.

Comme tout bon éditeur de jeux vidéo qui se respecte, Ubisoft avait décidé dès 2009 d'adapter ses licences les plus juteuses en bandes-dessinées via la création d'une maison d'édition Les Deux Royaumes. C'est donc la même année que sortie une adaptation de la saga Assassin's Creed pour accompagner l'arrivée du second opus sur consoles. Une série scénarisée par Eric Corbeyran (Le Chant des Stryges, XIII Mystery...) et dessinée par Djillali Defali (Uchronie[s], Asphodèle...) à raison de un tome par an jusqu'à 2014... Alors que les trois premiers tomes se concentraient sur la destinée de Desmond (premier héros de la saga) et de son ancêtre gallo-romain Aquilus à la recherche d'un artefact égyptien pour un résultat très décevant, le quatrième tome devait laisser place à de nouveaux héros pour enfin apporter un second souffle tant espéré...

Hawk est ainsi le nom d'un assassin dont on faisait brièvement la connaissance dans Accipiter (tome 3) et qui reprenait en main une mission de l'équipe de Desmond. Exit donc les héros des jeux pour faire place à Jonathan Hawk qui a la particularité d'être borgne et de ne pas pouvoir supporter de longue cessions dans l'animus, machine permettant de revivre les souvenirs de ses ancêtres. Sous les ordres de son implacable supérieure, Stella Crow, il va devoir revivre les aventures de l'assassin El Cakr dans l'Egypte du XIVème siècle à la recherche du sceptre d'Aset qui a été volé... On suit donc parallèlement les pauses de Hawk en dehors de l'animus avec une équipe pas des plus chaleureuses et les aventures d'El Cakr, assassin charismatique accompagné de son disciple déterminé à faire ses preuves alors qu'ils se rendent au Caire. Parallèlement, on suit dans le présent un étrange homme de main qui semble être sur la piste de Hawk.

Comme pour la première partie de cette série, on ne sait pas vraiment où le scénario de Eric Corbeyran veut nous mener. On a l'étrange impression d'un bis repetita des trois premiers épisodes avec la recherche d'un artefact important par une nouvelle équipe d'assassins sans qu'on comprenne la plus value du remplacement... On a encore le droit au charabia du thriller contemporain et high-tech avec les Templiers face aux Assassins mais on baille d’indifférence pendant les scènes dans le présent en attendant de revenir en Egypte. Il faut dire que les passages dans le présent ont rarement été les moments préférés des joueurs de la licence et qu'il fallait se montrer convaincant pour nous y intéresser... C'est malheureusement un échec. Pour ce qui est de la quête de El Cakr, c'est déjà plus mouvementé et intéressant grâce à une bonne dynamique entre l'assassin et son disciple mais aussi une enquête nous plongeant au Caire au Moyen-Âge avec ses luttes d'influences entre califes, ses hammams et ses vestiges antiques... Cela ne reste que le début de la quête donc on attend la suite pour pouvoir complètement juger.

En ce qui concerne les dessins, Djillali Defali est dans la continuité de ce qu'il propose depuis le début de la série. Le monsieur ne force clairement pas son talent mais sait nous captiver par moments. On sent qu'il est beaucoup moins inspiré pour les passages dans le présent avec des décors quelconques. En revanche, il laisse bien plus éclater son talent dans le passé avec des décors travaillés, agréables à l’œil dotés d'un effet carte postale dépaysant. Le tout bien relevé par une coloration aux teintes ocres du plus bel effet. Après il faut aimer l'aspect numérique qui parfois détonne un peu avec le reste des dessins malheureusement. Defali démontre aussi qu'il maîtrise parfaitement la mise en scène avec un découpage toujours dynamique. Là où le bât blesse c'est sur les personnages qui ne sont pas toujours des plus travaillés avec des morphologies trop tassées et des visages réalisés rapidement...

La conclusion de à propos de la Bande Dessinée : Hawk #4 [2012]

Auteur Bastien L.
40

Hawk avait une chance de relever le niveau d'une triste série avec un scénario pouvant prendre une autre direction. Malheureusement, l'inspiration fait défaut et on l'impression de revivre la même (mauvaise) histoire avec d'autres personnages. Alors si en plus les dessins ne sont pas plus marquants que ça... On peut toujours se raccrocher à la découverte de l'Egypte médiévale offrant un peu de dépaysement...

On a aimé

  • L'Egypte médiévale
  • Quelques pages marquantes
  • La coloration dans le passé

On a moins bien aimé

  • Le présent
  • Le scénario très oubliable
  • Des dessins pas toujours inspirés

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