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Critique du jeu vidéo : Assassin's Creed III : La Tyrannie du Roi Washington #3 [2013], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 24 février 2021 à 09h00

Uchronies en série

Critique de la version PS3

Début 2013, la politique des DLC est bien implantée dans nos consoles tandis que le jeu fragmenté en épisodes vient de triompher l'année précédente avec The Walking Dead notamment. D'où la volonté d'Ubisoft de mélanger les deux pour prolonger l'expérience Assassin's Creed III. Pas certain que cela soit la meilleure idée de l'éditeur français...

Sorti en octobre 2012, Assassin's Creed III devait être une révolution pour la franchise d'Ubisoft. Sans être un mauvais jeu, loin de là, on ne peut que constater que ce ne fut pas vraiment le cas. Néanmoins le titre cartonna et la politique de DLC du gros éditeur s'enclencha. Développé par Ubisoft Montréal, le principal contenu additionnel du jeu fut dévoilé pour sortir dans le premier trimestre 2013 sous le titre de La Tyrannie du Roi Washington. Alors que les DLC d'Assassin's Creed sont généralement plutôt sages afin de prolonger l'expérience avec des histoires inédites (sauf le très mauvais L'Archive Perdue), cette tyrannie propose une sorte d'uchronie en mode « what if ? » au sein d'une série qui est une grande uchronie à elle-seule... En effet, le DLC épisodique en trois parties part du principe que George Washington instaure son propre pouvoir tyrannique sur des Etats-Unis venant de naître...

L'histoire commence alors que Connor se réveille en sursaut sans vraiment comprendre ce qui lui arrive. Sa mère est toujours vivante et il semble qu'il n'ait jamais rejoint les assassins en restant vivre avec les siens, une tribu d'Amérindiens. Sa mère lui apprend qu'elle a échoué à voler le sceptre de George Washington qui remue ciel et terre de manière extrêmement violente pour la retrouver. Pas le temps de réfléchir, Connor plonge dans une version alternative de sa réalité alors que les Etats-Unis sont dominés d'une main de fer par Washington qui s'est auto-proclamé roi grâce au pouvoir d'une pomme d'Eden qu'il a trouvé. Connor a à peine le temps de se regrouper avec les siens que les tuniques bleues débarquent dans son village et en massacrent les habitants dont sa mère et lui-même tués par Washington. Du moins selon les croyances de ce dernier puisque Connor est sauvé par l'ancienne du village qui lui apprend qu'une plante peut lui donner des pouvoirs afin de vaincre Washington mais que ceci aura un coût... Dos au mur, Connor accepte et se voir doté de pouvoirs liés au monde animal. Il va ainsi pouvoir destituer le roi Washington...

L'idée de départ de ce DLC est plutôt bonne car elle permet de jouer un peu avec la série et de proposer un peu de folie. On comprend rapidement l'aspect « non-canon » de cette histoire de vengeance et de révolution ayant mal tourné. Les trois DLC se déroulent chacun dans un lieu différent. Le premier à Frontières, le second à Boston et le dernier à New-York. Des territoires bien connus des joueurs. On assiste donc à une légère transformation des ces lieux qui grouillent de soldats à la botte de Washington afin de démonter sa dictature. L'histoire se suit donc avec plaisir grâce à la patte Assassin's Creed intégrant des personnages historiques bien connus. En plus de Washington en plein délire « Robespierre » époque Terreur, on retrouve Benjamin Franklin comme bras droit, Samuel Adams en rebelle et un autre père fondateur qui était absent du jeu original. Le titre joue un peu sur les mythes indiens ce qui apporte une certaine fraîcheur. Au niveau des thèmes abordés, ceux très classiques de la soif du pouvoir et de la juste rébellion populaire sont abordés correctement sans plus. Au final, l'histoire se laisse suivre sans déplaisir avec une fin assez intéressante même si un peu facile sans oublier ce qu'il faut de péripéties. On pestera surtout sur cette mise en scène toujours aussi hachée et grotesque qu'on a subi dans Assassin's Creed III.

Les développeurs ont fait des efforts pour transformer un peu les lieux que l'on connaît et donner un aspect plus sombre aux environnements. Cela se traduit par des villages en feu à Frontières et une New-Yok transfigurée en son centre par la folie du roi George. Les efforts ont aussi été faits autour de nouvelles compositions musicales efficaces et des cinématiques assez belles. Néanmoins, on ne sent qu'à de rares moments cette transformation en dictature avec un Boston (épisode 2) assez décevant. Le DLC promettait aussi beaucoup au niveau de son gameplay avec de véritables nouveautés puisque Connor va pouvoir contrôler les esprits des animaux : il peut ainsi se rendre invisible, invoquer une meute de loup, se téléporter sur de courtes distances ou faire de gros dégâts de zone... On récupère les pouvoirs petits à petits durant les trois DLC dans des séquences faisant fortement penser à l'animus. Des pouvoirs qui insistent beaucoup sur l'aspect infiltration de la série et qui nous seront ainsi bien utiles.

Concrètement, la progression est assez classique avec des lieux à rejoindre pour lancer des missions même si les débuts et les fins de chaque DLC sont plus dirigistes pour faire avancer l'histoire. On va donc devoir pourchasser Washington tout en organisant/participant aux tentatives de rébellions. Les missions sont assez variées et on utilise très souvent les nouveaux pouvoirs. Leur utilisation rend le jeu assez sympathique et permet d'avoir des phases d'infiltration plus poussée en renouvelant comme il faut le gameplay un peu sclérosée d'Assassin's Creed sans que cela soit transcendant pour autant. On s'amuse avec les nouvelles possibilités mais on doit avouer que le DLC insiste beaucoup trop sur ce qui ne fait pas la force du jeu à l'origine dont l'action. On a l'impression de devoir tout le temps se battre dans le DLC puisque du début à la fin on est clairement défini comme un ennemi de la nation et que les quêtes annexes sont souvent des affrontements. Si le système reste quand même sympathique, on le pratique jusqu'à la nausée devenant une routine pénible puisque les pouvoirs ne peuvent être utilisés qu'avec parcimonie : ils pompent notre santé... Rajoutez à cela des quêtes annexes qui sont trop souvent les mêmes d'un épisode à l'autre et la profusion de coffres pour gonfler la durée de vie. Des coffres se basant sur le système de crochetage abominable du jeu. On obtient donc 10 heures en faisant un tour très complet du DLC. Mais on en retient bien moins en terme d'expérience de jeu intéressante. Pour 28 euros l'ensemble des épisodes, on trouve cela un poil trop cher.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Assassin's Creed III : La Tyrannie du Roi Washington #3 [2013]

Auteur Bastien L.
64

La Tyrannie du Roi Washington proposait vraiment une bonne idée pour renouveler l'expérience Assassin's Creed III tant d'un point de vue du scénario que du gameplay. Le pari est en partie rempli pour les deux composantes puisque l'intérêt ne faiblit pas vraiment mais les défauts, comme les bugs, du jeu original sont bien trop présents. L'aspect épisodique peine aussi à démontrer son intérêt si ce n'est peut-être nous faire payer plus cher...

On a aimé

  • L'uchronie du roi Washington
  • Les nouveautés de gameplay
  • Une ambiance intéressante

On a moins bien aimé

  • Trop d'action
  • Les défauts du jeu d'origine
  • Un aspect épisodique peu justifié

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