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Critique du roman : Luke Skywalker et l'ombre de Mindor [2017], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 23 janvier 2021 à 09h00

Le Dernier Jedi

Univers Légendes

« Lorz Geptun se tenait à l'extérieur de la cabine de commandement, et il essayait de ravaler sa salive. Réellement, c'était un peu trop pour lui : être convoqué par Luke Skywalker, en personne. Un Jedi. Non seulement un Jedi, mais le fils d'Anakin Skywalker. Et Geptun allait le rencontrer. En face à face ! »

Parmi les auteurs de l'ancien Univers étendu Star Wars devenu « légendes », il y a des auteurs stars dont les contributions sont prolifiques comme Timothy Zahn, James Luceno, Aaron Allston, Troy Denning, Karen Traviss ou John Ostrander... Et puis il y a aussi des auteurs aux contributions plus légères mais qui bénéficient d'un statut vraiment à part comme Matthew Stover.

Cet auteur américain arrive dans la galaxie Star Wars, en 2002, via son roman Le Traitre qui s'inscrit dans l'incroyable projet du Nouvel Ordre Jedi. Un roman percutant apportant une approche plus adulte de l'univers Star Wars avec de véritables questions métaphysiques sur la Force et l'introspection d'un personnage, Jacen Solo, qui souffre autant physiquement que mentalement. Son second roman paraît en 2004, Point de Rupture, mettant en scène Mace Windu revenant sur sa planète d'origine pendant la Guerre des Clones dans une relecture hallucinante, toutes proportions gardées, d'Apocalypse Now à la sauce Star Wars. Des romans qui ont certes fait débat mais qui ont donné à l'auteur une horde de fans et l'aval de George Lucas puisque la novélisation de La Revanche des Sith lui fut confiée en 2005. Une sorte de chant du cygne pour Matthew Stover qui ne signa qu'un seul dernier roman Star Wars ensuite avec ce Luke Skywalker et l'ombre de Mindor en 2008. Un roman qui nous parvient enfin traduit fin 2017 avec une question simple : Matthew Stover avait-il encore frappé aussi fort ?

Le roman se déroule quelques semaines après les événements du Retour du Jedi (et après un autre roman, Trêve à Bakura) alors que Luke Skywalker doit embrasser la carrière de général au sein de la fraîchement créée Nouvelle République alors que des poches de résistance de l'Empire persistent malgré la mort de l'Empereur. Une d'elle est menée par l'énigmatique Shadowspawn autour de la planète Mindor dont l'accès est extrêmement dangereux du fait d'une ceinture d'astéroïdes l'entourant. Shadowspawn se fait connaître car ses armées effectuent des raids sur différents mondes en capturant beaucoup de personnes à chaque fois. Luke Skywalker y est envoyé avec ses vaisseaux en tant que chef de la Force d'Intervention Rapide de la Nouvelle République et il s'échoue assez lamentablement sur la planète due au piège trop bien préparé de Shadowspawn. Sa disparition sur la planète va alerter la Nouvelle République et rameuter rien de moins que Han Solo, Chewbacca, la Princesse Leia, Lando Calrissian ou encore l'escadron Rogue...

Le principe du roman est assez audacieux, pour du Star Wars, en proposant finalement une seule grosse bataille en continue sur plus de 400 pages. Une idée plutôt intéressante qui permet à Matthew Stover de jouer à fond la carte de la série B. On sent que l'auteur a voulu embrasser de plain-pied le côté space-opera/divertissement de Star Wars en insistant sur les influences de séries B de George Lucas. Stover en joue et assume pleinement cette position jusque dans le titre du roman, dans la description d'un méchant mégalomane avec un accoutrement que ne renierai pas l'Empereur Ming de Flash Gordon. Il pousse aussi le délire assez loin puisque des séries B adaptant de manière non-officielle les aventures des héros de la Trilogie Originale sont souvent cités. Cela offre un ouvrage divertissant de bout en bout via un rythme plutôt bien développé avec les pauses qu'il faut et un ensemble de batailles stellaires comme au sol aussi dantesques que plus restreintes numériquement réussissant à nous enchanter. Dans cette folle bataille riche en rebondissements, Stover montre qu'il comprend parfaitement les héros de la Trilogie Originale offrant des versions de Leia, Han Solo et Lando vraiment très intéressantes collant bien avec ce qu'on s'imagine d'eux après Le Retour du Jedi. On note aussi quelques passages sous le dôme de R2-D2 qui sont vraiment bien fichus...

Mais la star du roman est évidemment Luke Skywalker qui reste le personnage le plus travaillé du récit. C'est par le biais de ce personnage que Stover nous démontre que son récit n'est pas seulement un divertissement sans fond. A travers le personnage de Luke Skywalker, Stover s'interroge sur la nature d'un personnage proche de la divinité comme du héros de série B que l'on pense invincible. Un Luke Skywalker qui doute de son statut au sein de la Nouvelle République et de sa mission de former de nouveaux Jedi. Tout en pouvant réaliser des exploits guerriers alliés à une sagesse humaniste faisant de lui un être d'exception. Tout cela sans jamais que ces réflexions pertinentes n’entachent le rythme du récit. De plus Stover reste fidèle à lui-même et apporte quelques idées assez osées pour un roman Star Wars concernant la nature même du personnage de Shadowspawn et ses moyens d'imposer sa volonté ainsi que des êtres vivants sur Mindor assez spéciaux. Cela entraîne parfois quelques confusions car tout n'est pas toujours très clair et on peut reprocher à Stover de se perdre parfois dans de trop longues description. Si son style est fluide, on le sent quand même moins à l'aise avec un humour trop convenu qu'il met parfois en avant.

La conclusion de à propos du Roman : Luke Skywalker et l'ombre de Mindor [2017]

Auteur Bastien L.
78

Luke Skywalker et l'Ombre de Mindor est à prendre comme une série B divertissante utilisant de manière judicieuse les personnages de la trilogie originale Star Wars. A commencer par Luke Skywalker qui obtient une étude assez intéressante sur son statut alors qu'il a trop souvent été bien lisse dans l'Univers étendu. Le parti pris de l'auteur fonctionne, car Matthew Stover est définitivement quelqu'un de talentueux, jusqu'à un certain point qui est celui de la série B qui a forcément ses limites...

On a aimé

  • L'adieu à Star Wars pour Matthew Stover
  • Luke Skywalker
  • Très divertissant

On a moins bien aimé

  • Parfois confus
  • Humour qui tombe à plat
  • L'aspect série B ayant ses limites

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